Chantal RODIER

Chantal RODIER

ARTISTE PEINTRE -POÉTESSE- Marsac en Livradois

Articles avec roman : l'ecorchee vive catégorie

Publié le par AURORE
Publié dans : Roman : l'Ecorchée vive

 

 

 

 

 FLORE OU LA RAGE DE VAINCRE - 6- :
Naissance d'une louve



6.2 : LES CHIMERES D'UN VERTIGE 

undefined




 

Le discours de Monia m’enfonça dans la terre à sa révélation. Elle me disait avoir eu la visite de Richard, car elle aussi était là lors de ma crémaillère. Elle me disait qu’elle craignait pour moi mais aussi pour elle, qu’elle devait maintenant ma quitter tout en disant une révélation qui me glaça le dos

« Fais attention à toi, Flore, il est là près de toi, il rode dans les alentours de ta maison de repos je ne peux t’en dire plus, j’en ait trop dis. Il me faut te quitter maintenant. Surtout promets moi de faire attention à toi. »

« Comment ça, il rôde.»

 




AURORE

Voir les commentaires

Publié le par AURORE
Publié dans : Roman : l'Ecorchée vive

 

 

 

 FLORE OU LA RAGE DE VAINCRE - 6- :
Naissance d'une louve


6.3 : LA TRANSCENDANCE

undefined

 

 

Pour la première fois depuis mes onze ans, je revis ma sœur aînée, son époux et de la plus jeune. Ils avaient eu Ordre par le SRPJ de Versailles de m’emmener à Clermont-Ferrand, ville de leur Habitation, étant ma famille. J’ai bien sentie que je les dérangeais dans leur vie, c’était inutile qu’ils me le précisent sur cette autoroute au bout de laquelle une vie commençait.

 

Du carreau de la voiture mon regard épars, se perdait au loin dans le paysage. Mes yeux n’étaient que désert de larmes. Pour la première fois depuis bien des années je revoyais mes sœurs.


« Tu sais, l’on nous m’a pas invité à venir te chercher... nous y avons été contraintes… »
 

Ses mots envahissaient mon cœur en tristesse. Je devenais unique pensée, unique question

« Pourquoi n’étais je pas morte.. »


Je voyais bien que je leur faisais peur. Mon corps squelettique désirait n’être plus que cendre. Ma pensée s’envolait, je ne voulais plus rien écouter. Devenir sourde ! Mon cœur se remplissait d’amertume. La belle jeune fille m’avait quitté, je n’avais à offrir qu’une image de terreur avec mes cheveux rasés. Juste avant qu’elles viennent me chercher je suis allée chez le coiffeur. Plus rien ne garnissait ma tête. Plus rien n’existait. Seule mon âme. C’est comme si j’étais un spectre !! Telle était ma pensée, tel étais mon dégoût de moi – même .Je voulais me taire à jamais. Un prénom j’entendis un prénom.


« Ton amie Dorienne avec son compagnon habite à Clermont-Ferrand, ils nous ont si souvent parlé de toi. Ils t’aiment et t’apprécient beaucoup, tu sais ? Nous nous connaissons et bientôt tu la reverras »

Une lueur de gaieté vint à mes yeux. Le trajet ne parut interminable, plus de quatre cent kilomètres à parcourir, accompagnée de mots muets qui en disaient long
.

Pourquoi avions nous été ainsi séparées. Je me devais de l’accepter. La dernière fois que j’ai embrassé ma mère c’était à l’orphelinat. Rapidement elle était venue me rendre visite. Je n’ai d’elle que ce seul souvenir. Celui d’une superbe femme bien portante, rire aux lèvres, et m’entourant de toute sa tendresse. Fillette, je m’arrachais à elle pour ne plus jamais la laisser partir. Instant d’espoir. Rêves fous. Souvenir d’une bague, glissée à mon doigt. La Magie était finie, elle repartit


Oh Soleil de mon enfance, comme tu es déjà si loin !

 

Notre arrivée dans la demeure de ma sœur, à vrai dire s’est effacée de ma mémoire. Vide d’un trop plein de terreur. Je me laissais guider à la découverte de ma nouvelle vie. Chaque matin je me devais de prendre mes médicaments, elle prenait bien soin de ce côté là à tout  composer. Tranxenne, baralgine morphine gardée comme un trésor qu’elle donnait à l’infirmière dès son arrivée.


Opium de ma mort !
 

La perdition de mon identité guettait la porte de ma vie.

Lorsque le soleil daignait se montrer, j’allais de mes pas vers des lieux inconnus dans cette ville, avec toutefois l’interdiction de m'aventurer trop loin de leur immeuble. Leur inquiétude ou leur embarras m’épiait à chaque instant. Je finissais attablée dans du bar du coin tout près. Verre de bière devenait mon confident. Le gouffre du néant m’obsédait. Personne ne pouvait m’approcher et je ne voulais quiconque à ma table, derrière mon dos mon protecteur, un parapluie, arme de ma peur me tranquillisera, assurant de ma défense. La chaleur de cet été devint glaciale à mes os. Chaque croisement était une torture, une ombre dans mon inconscience, une vision de mon tortionnaire sans relâche. Et s’il me poursuivait.

Mes soirées étaient non pas des plus gaies, j’essayais de revenir à la vie de m’intéresser à ma famille, aux garçons, à mes neveux. Je partageais leurs repas en me concentrant sur leur récit de leur journée. Il fallait, il me fallait m’interdire de repartir dans ce tunnel que j’avais entrecroisé de troubles. Tunnel de mes tumultes ! Tunnel de l’appel de la Mort. N’étais-je pas devenue ainsi une morte vivante ?


Oh dieu des ténèbres de mon existence


AURORE


Voir les commentaires

Publié le par AURORE
Publié dans : Roman : l'Ecorchée vive

 

FLORE OU LA RAGE DE VAINCRE - 6 :

Naissance d'une louve


6.4 :L'ERRANCE D'UN COEUR QUI BAT
.

undefined 

Après une brève réunion

« Nous ne pouvons pas te garder... tu comprends avec les enfants.. »

Ma famille m’informa qu’elle avait pris rendez-vous avec l’hôpital, service thérapeutique…

Ce jour là, j’étais considérée comme « folle » face à eux. Inutile que ces mots sortent de leur bouche, je l’avais lu dans leurs yeux. Mon sac était prêt, moi, non. Comme une enfant, je me suis laissée emporter. Mais savaient ils que je comprenais tout ? Savaient il que ma pensée étaient en eux ? Savaient ils que je savais qu’ils allaient m’abandonner ? Le Comprirent – ils vraiment?

Errance dans ce cœur qui bat



AURORE





Voir les commentaires

Publié le par AURORE
Publié dans : Roman : l'Ecorchée vive


 FLORE OU LA RAGE DE VAINCRE - 7 - :

L'APPEL DE LA NATURE.


7.1 : UNE TEMPETE GLACIALE

undefined


Petit à petit sur les rivages de mes méandres à resurgir les facultés naturelles de l’odeur, du toucher de l’odorat. Mes doigts s’agitèrent fébrilement sur le chemin de la plume. Un bonheur intense et indescriptible rayonnait, écrire, réécrire, ne plus mettre de croix à mon nom ! Mes années de jeune fille, combien je vous aimais dans cette insouciance de l’être.


Quelques jours plus tard mon baluchon à la main, je me dirigeais vers une sorte d’appartement et c’est un bien grand mot.

« Voilà ce que nous t’avons trouvé pour démarrer ta nouvelle ici. »
 

AURORE

Voir les commentaires

Publié le par AURORE
Publié dans : Roman : l'Ecorchée vive


 FLORE OU LA RAGE DE VAINCRE - 7- :

L'APPEL DE LA NATURE

7.2 - LES RAYONS D'UN PRINTEMPS.

undefined 

 

Force devenait mon esprit. Un après midi je reçus Thierry venu avec d’autres amis, au sein de ma petite demeure. Ce jour là restera à jamais gravé dans mon âme. Je l'avais rencontré à l'hôpital de Clermont- Ferrand, il y était car devenu traumatisé par des nombreuses opérations sur son visage, il désirait se débarrasser de ses torpeurs. Nous discutions ensemble de nos troubles, quand soudain à l'un de mes regards, il rentra comme dans une transe, une crise d'épilepsie. Il était positionné plus haut que moi, et je ne sais pas ce qui se passa, il se mit à saliver, à tomber à se raidir. Des mots simples entre lui et moi de vingt trois heures jusqu’au lever du jour. Mon corps physique était comme un arbre dont les racines étaient ancrées plus profondes que la première couche de la terre.

 

Aurore

Voir les commentaires

<< < 1 2 3

TRADUCTION et VOS VISITES

 

 

 

RETOUR : page - ACCUEIL

 

 

 

 

 


compteur gratuit

Hébergé par Overblog