Publié dans : Textes Récents
REVE D’UN GUITARISTE
Elle est là près de moi
Elle est même en moi
Vibrant dans mes sens
Parfum des essences
Senteurs des champs
Liqueur des chants
Elle est là...là...là...
Elle est magie douce
Elle est une pousse
Si limpide tant fleurie
Volant sur mon tapis
Libre, majestueuse
Ondine charmeuse
Elle est là...là...là...
Elle née d’une mélodie
Elle crée pour l’infini
Louanges des exaltés
Euphorie inépuisée
Explosant la félicité
D’une joie délectée
Elle est là...là...là...
Amante et divine maitresse
Insoumise à mes caresses
Aurore-2012
0
Est-ce demander une si grande vertu que
de donner la compassion ?
Est-ce mélanger la pitié que de
s’avouer sa passion ?
supputer, estimer, évaluer, doser
Que ne sais-je encore dans l’univers des mots
où
Aujourd’hui tout se confond en mes maux
solidarité, fraternité, dignité
Que sais-je – Que sais-je ?
Tout se brouille... le fil dans
ma quenouille
Toile de mes craintes où
l’arrachée m’éreinte
Est-ce demander une si grande vertu que
la mort dans ma complainte ?
Est-ce confondre la charité que de
D’absoudre mes plaintes ?
Liberté soupirée d’aimer !
Tout se brouille... le fil dans
ma quenouille
Toile de mes craintes où
l’arrachée m’éreinte
AURORE-2012
1
Cherche ta voix, trouve ton chemin,
ignorance
Cherche, trouve, délivrance
Amour déchiré, semé
Rivières désertées
Dans un cœur
Ombragé,
Blessé
Dans sa
peur.
Nulle part ailleurs dans les champs de
blés
Brûlés, piétinés, saccagés
Feuilles mortes ensevelies
Vieillies
Du soleil levant à son couchant.
Nuages noircis par le viol d’une mort
Subite d’une stalagmite
Rongée par les mythes
Escale des âmes errantes d’un port
Mouillée, secouée
Soulée
Des déchets de l’impure
Volant l’esprit d’un pur.
AURORE-2012
1
Chante ma douleur,
Ô tristesse ennemie
Puise mes forces, puise ma vie que
Chagrin soit une vigne
Danse mon corps, Ô tristesse ennemie
Ebranle le ciel et la terre qu’il soit
Maison de mes désirs.
Chante la chanson de ma complainte
Aime, aime – moi encore
Ah ! Chaleur froide de mes sueurs
Connais-tu tous mes pleurs ?
Valse dans un rêve où tes caresses
Se donnent sans compter.
Balance, tourbillonne frisson de mes peurs
Ensanglanté de mes illusions !
Retiens le temps, juste pour une vie qui
Vieillit sous ton ombrage !
Rage,
saccage,
rivage,
visage
de l’oubliée esclave.
Aurore-2012
0