Chantal RODIER - Artiste

Chantal RODIER - Artiste

ARTISTE PEINTRE -POÉTESSE- Marsac en Livradois

Publié le par AURORE
Publié dans : #ARCHIVES 2009

 

Chaque étendue d'eau pétillante

Chaque goutte paillettée de lumière

Chaque ruisseau est ta glorieuse croisière

Chaque mer ondine est ta voix chantante


Nous laissant emporter par les rires du vent

Qui dessinent sur les arbres les mystères d'antant


La terre caressée des rayons du soleil

S'abreuve des couleurs pures de ton ciel

Reine magique de l'air du feu et de la terre

Plus reine que les  grandes reines qui errent


Ecrit sur mes lèvres un divin sourire

Afin que jaillissent les eaux de ton soupir



Aurore




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Publié le par AURORE
Publié dans : #ARCHIVES 2009
Ce sera comme s'aimer davantage
Que de faire tourner les pages
Ce sera comme s'aimer en prière
Que de naviguer sur cette rivière


Ce sera comme irradier davantage
Que d'accoster sur tous les rivages
Ce sera comme brillance étoilée
Que de se donner et de s'aimer

Ce sera comme un premier voyage
Ensemble un nouveau paysage

C'est le début de notre histoire
Même si l'on croit être dans le noir

Ce sera notre premier regard

Qui nous guidera vers cette gare
Ce sera notre premier baiser
De l'aventure en toute simplicité


Aurore


 

 

 

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Publié le par AURORE
Publié dans : #ARCHIVES 2009


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L'envolée de l'être dans l'extase abandonnée





Je ne sais plus si je vis,

Je ne sais plus si j'ai faim,

Je perds mes sens et l'oubli


La douceur de ton être me transperce

Dans tes yeux jaillissent des étoiles

Lorsque tes mains éffleurent ma peau

Délicatement tu fonds ta pensée en moi

Délicieusement tu m'invites à t'aimer

D'une caresse envoutée et déchaînée

Musique d'un ciel coloré sur une toile

Telle la rosée transparente des eaux


Je ne sais plus si je vis,

Je ne sais plus si j'ai faim,

Je perds mes sens et l'oubli,

Ce soir alors danse, danse

Danse dans un monde sans fin.

 

Danse.....

AURORE

 










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Publié le par AURORE
Publié dans : #ARCHIVES 2009









Ecoutes dans le temps qui passe


Un dernier soupir qui danse


Revêtu de sa plus belle parure


Tel un champ aux mille et une fleurs



Un songe, un rêve, de ton coeur


Echappée bleutée de ta douce Lyre




Chantes dans le temps qui passe


Le vent qui te déchaîne de sa transe


Volatilisant dans l'espace les senteurs


De ton écrin d'amour le plus pur



 De tes désirs et  plaisirs en délire
 

Instants intenses de tes douceurs




Murmures dans le temps qui passe


" Je t'aime " qui jamais ne te lasse




Ecoutes, danses,murmures et chantes


Cette infinie volupté qui nous hante



AURORE -

 

 

 

 































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Publié le par AURORE
Publié dans : #ARCHIVES 2009

Un brin d’amour dans ce monde sans pitié

Une lueur d’espoir s’offre devant l’amitié

 

Sortons, hurlons c’est la révolution

Une marche en pleine évolution

RMI, ARE, ASSEDIC, chômage

Allons ensemble au Mont St Michel

Ou l’or chute du haut de l’échelle

Réveillons Mai soixante huit

Réveillons Gavroche et Causette

Rage est le nom de notre colère

Dans cet océan la discorde nage

Voulant rattraper cette galère

Nous assommant de la disette

Galériens et esclaves en éveil

Bâtons armés de ton réveil



Aux armes…. Aux armes….

 

Un brin d’amour dans ce monde sans pitié

Une lueur d’espoir s’offre devant l’amitié

Réclamons à la société notre fric

Brandissons la torche devant les flics

Travailler, travailler sans cesse

Jusqu’à ce que la mort se dresse



Aux armes…. Aux armes….


Aurore


 

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Publié le par AURORE
Publié dans : #ARCHIVES 2009

 


Et si ...si ce grand voyage me transportait
Dans cet Univers loin de notre monde
Et si...si ce grand voyage me transportait
Au travers de cette nuit qui tombe

Alors a ciel ouvert je te crierai
Léve-toi oui léve-toi et regarde

regarde...regarde



Et si...si le grand voyage me transperçait
Dans ma peau au travers de mon coeur
Et si... si le grand voyage me transperçait
Au travers de moi se cacherait ta peur

Alors à ciel ouvert je te crierai
Léve-toi oui léve-toi et regarde

regarde...regarde

Et si... si le grand voyage c'était toi
Dans tes yeux serait mon émoi
Et si...si le grand voyage c'était toi
Dans ton corps je serai ton roi

Alors à ciel ouvert je te crierai
Léve-toi oui léve-toi et regarde

Regarde...regarde




Aurore

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Publié le par AURORE
Publié dans : #roman : Colette et le guépard

Roman des amours

Colette et le Guépard


 

Leurs êtres n’étaient que résonance de leurs voix amoureuses. L’homme brun, habitant d’un pays lointain, n’avait d’yeux que pour cette belle jeune fille d’allure fine, à la peau blanche et claire qu’il avait vu uniquement sur une photographie envoyée de France par son ami Paul. Tout de suite elle lui avait plu et son cœur se mit à battre tellement fort qu’il était sûr que ce fut  elle qu’il attendait depuis toujours.

Colette, jeune fille coquette, rougissait  à de telles déclarations si inattendues, rapportées par Paul qui n’était autre que son cousin, le grand voyageur arrivé depuis la veille d’un pays non loin du désert. Il lui expliqua avec un déferlement de mots et de phrases quelques coutumes de ces indigènes au teint mat. Elle était éblouie par tant de représentations, tant de couleurs vives dans les yeux de son cousin. La nuit était tardive lorsqu’il lui révéla avoir rencontré une personne digne d’être un roi. Il le décrivait d’une telle beauté qu'elle en souriait de plaisir. Il lui avoua avoir emmené une photo d’elle, celle ou elle était si belle dans cette robe de taffetas blanc dont la taille se dessinait par une belle ceinture cotonnée brodée à la main par sa mère. A la vue de cette beauté, l'étranger était tombé sous son charme de la couleur rosée de son teint et de sa jeunesse. Au lendemain, Paul  il lui fit tenir la promesse de ne jamais dévoiler ce  secret.

Colette commençait à rêver, passant des heures avec Paul qui sans lassitude lui contait ses aventures. Elle préférait tenir des distances afin dit  elle de mieux le connaître. Cependant chaque soir le cœur battant la chamade, elle s’asseyait sur le fauteuil en velours rouge tout près de l'escalier en colimaçon qui donnait sur les étages supérieurs, espérant  un appel du majordome lui annonçant une visite privée. Remplie de brûlants et doux espoirs, luttant contre le sommeil qui la guettait, elle finissait par s'assoupir. Toutes ces années derrières elle, de bals donnés en son honneur. Tous ses prétendants qui lui faisaient douter maintenant de ces vraies espérances. Que de fois elle a cru rencontrer l’amour, combien de fois elle s’était trompée sur ses propres sentiments. Des  émotions semblables à un nuage vertigineux lui firent bien souvent  virevolter la tête. Elle mettait ses pleurs, ses déceptions  dans de beaux mouchoirs blancs signés de fil doré.

Sa réussite, elle la devait à son entêtement, encouragée par ses parents qui n’avaient qu’elle pour enfant. Elle craignait son père, solide gaillard à la voix forte mais dont l’autorité était aussi juste qu’effroyable, elle aimait sa splendide mère et l’admirait pour tout le temps qu’elle lui donnait.

Leur demeure avait été conçue par son oncle le comte De Marchegay, l’architecte aux idées révolutionnaires  et innovatrices pour cette période des années 1900. Possédant une grande fortune, l’électricité  qui faisait la gloire en ce temps de Paname, resplendissait dans leur demeure. La famille  De Roiblasse représentait l’honneur et le respect dans la ville, leur fille unique était très convoitée.
 

Aurore

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le par AURORE
Publié dans : #roman : Colette et le guépard


COLETTE ET LE GUEPARD

Les préparatifs



Leur demeure avait été conçue par son oncle le comte De Marchegay, l’architecte aux idées révolutionnaires et innovatrices pour cette période des années 1900. Possédant une grande fortune, l’électricité  qui faisait la gloire en ce temps de Paname, resplendissait dans leur habitation. La famille  De Roiblasse représentait l’honneur et le respect dans la ville, la fortune et leur fille unique était très convoitée.
Un grand portail en fer forgé gardait la maison, surmonté d’un écriteau « A la porte dorée ». Sur deux piliers des anges en bronze surveillaient l’entrée, des aulnes bordés l’allée principale, Ignace  jardinier d’un physique charpenté prenait grand soin des rosiers dont les fleurs procuraient l’admiration des amis, des voisins et des visiteurs. Il excellait avec fierté de choisir les plus belles plantes afin d’orner ce grand jardin de style Le Nôtre. Embauché depuis plus de trente années, sa renommée de tailleur des haies s’entendait jusqu’au frontière de la contrée du beaujolais. Il considérait cette terre dorée comme la sienne, l’aimait et la respectait, d’ailleurs n’était il pas l’architecte de ces lieux, de ces excellences.  Arrivé dans la capitale un soir d’hiver en mille huit cent soixante treize et âgé d’une vingtaine d’années il fit vite ses preuves de sérieux.Une grande aventure s’offrait à lui, il avait été désigné pour  élaborer sur trois ans des jardins à la française dans tous les parcs parisiens, un challenge que jamais il n’aurait osé rêver.Le nouveau printemps  parsemait les rues des bourgeons nouveaux nés et l’approche de l’exposition universelle se mettait doucement en place. Le monde entier s’afférait pour célébrer ce grand passage d’un autre millénaire, le vingtième siècle ! Que d’agitation et d’excitation, toute la population s’afférait des jeunes aux plus âgés. La responsabilité de l’organisation revenait à Monsieur Roiblasse Christophe. Son allure imposante, son regard franc, l’ensemble de ses connaissances de part ses nombreux voyages démontrèrent son intelligence et faisait de lui le maitre incontesté en la matière. Il connaissait aussi bien l’architecture, l’alchimie, possédait un penchant pour les nouvelles sciences. Margé son envoutement pour les mathématiques, il se passionnait aussi pour la politique de l’injustice d’ailleurs il suivait de près monsieur Emile Zola qui partageait volontiers ses idées sur son écrit « J’accuse » tirée de l’affaire Dreyfus. L’exposition devait prendre place des champs Elysées en passant par l’esplanade, les Invalides, les quais dont 15 pays participants devaient être représentés par des pavillons aux couleurs vives et aussi splendides les uns que les autres. La Belgique avait répondu à cet appel.
La technologie nouvelle s’annonçait. Le plus extraordinaire la première sortie de la cinématographie, du train des voyageurs et des marchandises roulant entre 6 et dix kilomètres heures. L’apparition du premier métro excitait l’ensemble de la population. La fête de ce gigantesque édifice au plein cœur de la ville.




Aurore

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