Dimanche 22 novembre 2009
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Soudainement, il voit au détour d’une rue
Une foule, pressée par le temps, qui se rue.
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Elle crie à la volée des mots
inaudibles,
Sans prendre garde à l’oiseau paisible.
« Savez-vous la dernière
nouvelle ? »
Entend-t-on sans ouïr les voyelles !
Les badauds se rassemblent au cœur de la
place
Explosent de joie leurs voix pleines de hourras
Piaillant à qui mieux-mieux telle une
mégère
Divulguant les derniers racontars qui agacent
Du mari ou de la femme
adultère
Un pur chahut horrifié, un vrai brouhaha.
« Alors, cette dernière nouvelle,
raconte !»
Entend-on, comme un cri qui gronde
La foule piétine,
au premier arrivé
En tendant les mains nues vers ce journal
donné
Miss France, en titre, réjouie l’orgueilleux
Panacée royale digne d’un beau
vaniteux
« En clair, et les nouvelles de
l’hiver ? »
Entend-on une petite voix au timbre
léger.
Un geste, un regard, un sourire, un
rien
Dit cet homme au béret pour donner du bien
Que te vaut d’être riche, si ton monde est ta fin
Regarde à côté de toi tous ceux qui meurent de
faim
Tourne-toi vers ceux qui pleurent, ceux qui désespèrent
Compatit à leur peine afin que de nouveau ils espèrent.
Aurore
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