Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 21:09

Publié dans : Textes Récents

Doucement, je tire la poignée

Qui ouvre la porte marron rayé

Elle est là, assise, tranquillement

Endormie sur cet immense fauteuil

A la couleur verveine des feuilles

Diffusant dans l’air son rayonnement

 

Enveloppée  dans sa couverture

D’un beau bleuté velours sans parure

Égayant le bois terni par le temps

Elle sombre dans les douceurs d’autrefois 

Soupirant de temps en temps avec joie

Des amours disparus depuis longtemps

 

Soudainement, elle lève la tête

Regardant par delà  sa fenêtre

Elle devine que la mort la poursuit

Et, sans dire nul mot, elle la suit

 

 

plume12.gif

 

Aurore-2011

 

J'ai vécu, aujourd'hui quelque chose de tres émouvant avec l'une de mes patientes. Une femme de 92 ans, c'est pour elle que j'écris ce poème car elle m'a fait partager l'osmose de la plus grande sérénité!

 

 


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