Chantal RODIER dit AURORE

Chantal RODIER dit AURORE

ARTISTE PEINTRE (6 Route d'Ambert-63940 Marsac en Livradois) telephone : +336.28.43.73.10

Publié le par AURORE
Publié dans : ARCHIVES 2009

Nous nous sommes souvent entrecroisé(e)s,
mon regard s'est posé discrétement
comme une ombre
Ton accueil fut des plus chaleureux,
timidiment j'ai poussé cette grande porte
Avec Joie, tu m'as tendu tes vers et tes sonnets






Terre lointaine, Terre d'où jaillissent toutes les Espérances.





Musique de DUONG THIEU TUOC (1915-1995)
Traduit par
Dong PHONG


Traduction par Đông Phong :

 

 

Sons d’autrefois

 

Sur le perron les feuilles échues chantent le crépuscule

Et le crépuscule accentue le désespoir des feuilles d’automne

La brume fait sangloter les verts printemps

Mélancolique le luth en phénix égrène ses sentiments

 

Où est donc le clair de lune d’antan

Pour rêver aux féériques danses et chants

Quand s’estompe un glorieux passé

Que repoussent le vent et les nuages sans pitié

 

En ce soir d’automne d’une indicible nostalgie qui fait tomber des perles en deux coulées

Pleines des regrets pour les occasions manquées

Dans la douceur des fumées d’encens envolées

Aussi douces qu’une chevelure de saule rêvée

L’archet verse des larmes comme au bord du Xun Yang*

Alors qui en ami de cœur peut sentir cela vraiment

 

Crépuscule au brouillard et au vent glacés

Crépuscule rempli des souvenirs du passé

Le luth persiste à vibrer ses sons de soie

Qui s’évaporent dans les nues noires

Dans quelque charmant air solitaire chargé de détresse

En écho aux torrents de perles qui inondent les veines de tristesse

 

Ô luth pourquoi persistes-tu ainsi

Les sons d’autrefois en silence vibrent tes cordes de soie de tant de rêves inassouvis

Dans les parfums d’automne qui s’ajoutent aux souvenances adoucies

Qui saura s’enivrer de cette tranche de mélancolie

Avec le vent et la brume du soir rêvant

Qui en ami de cœur restera indifférent

 

26.8.2008

 

* Allusion à la vieille joueuse de luth au bord du fleuve Xun Yang de Pi pa xing (Jouer du luth piriforme), la célèbre complainte du poète chinois Bai Ju Yi (772-846) de l’époque Tang.



AURORE - 2008

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stellamaris 28/06/2008 21:01

Je suis touché que tu m'ai inclu dans ta chaîne d'amitié. Merci !Même si tu as posté ce texte dans "Sonnets et beaux vers" je ne le commenterai pas sur le forme parce qu'il n'a rien à voir avec de la poésie classique, n'est-ce pas ? En tout cas, il est absolument superbe !Toute mon amitié.

Dông Phong 27/06/2008 21:32

Très chère Aurore, je suis fier de ton amitié, et t'en remercie très affectuesement.Mais tu veux bien corriger les 2 fautes d'orthographe sur mon nom d'auteur : Dông Phong et non pas Dông Thong.Je vais faire un lien vers ton blog à partir du mien.Encore mille fois merci,Bisous bien fraternellement.Dông Phong

" Charly " 27/06/2008 21:27

Une ambiance, ce texte. On reste songeur et méditatif d'un passé nostalgique qu'on ne veut oublier.Charly...

TILK 27/06/2008 18:46

quel lyrisme ! ! ! besostilk

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