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Texte Libre

Mardi 3 juin 2008





Oh toi ma vie quelcourant t’emporte ?

Toi mon cœur , qu’elle est ta porte ?

Toi ma pensée vive qui se consume

Dans le jour gris d’une brume.

 

Que crains tu qu’il advienne

Si la bise est encore tienne ?

Que les fleurs colorées sans odeurs

Parsèment les chemins de la peur ?

 

Quel est donc ce noir dessein

Suspendu à mon destin ?

Qui me piétine chaque matin

Trébuchant au bord d’un ravin.

 


Oh puissance éternelle du temps

J’incline devant toi mes résistances

Offrande de toute ma persistance

 Que surgisse, à nouveau

Dans ma cour, le printemps

S’abreuvant de tes eaux

 

N’est-il d’autres épines, d’autres dards

Pour briser le peu de forces restantes

Seul fil d’argent qui me hante 

 N’aurais-je pas assez souffert

Depuis mon jeune âge de la guerre

Du froid, de la faim, des départs

 Pour que ta froideur me scrute encor ?

Oh grandeur  majestueuse des ténèbres

Sombre de mes puérils éphémères

Accrochés à la sève de mon arbre

Lame fine d’entre tous les sabres

Abandonne le son de tes cors

 

Douleur écarlate d’un espoir

Sans lendemain à croire




 

AURORE - 2008

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