Chantal RODIER

Chantal RODIER

ARTISTE PEINTRE -POÉTESSE- Marsac en Livradois

la magie d'aurore

Publié le par AURORE
Publié dans : #LA MAGIE D'AURORE

Essai théâtral

 

Cet essai a été réalisé par mon fils Gaetan éléve de 2 de 6 "lycée tocqueville- Grasse". Il a mis tout son ardeur, toute son écoute au conseil que je lui donnais. Il a mis toute sa concentration, dompté ses efforts pour relevé ce troisième trimestre en cette année 2010.  

 

Le charlatan

 barde 

 

Personnages :

Guillaume Lavallière : rhéteur  ou charlatan

Olivier de Monvachy : prince du pays des colombiers

Jacot Rive : courtisan 

Scène IV

Acte III

Guillaume Lavallière, dont la verve par excellence ensorcelait les non-croyants, se baladait dans le pays des colombiers. Il avait choisi cette contrée car les habitants étaient de grands crédules et que le prince avait grande fortune, disait-on dans les contrées voisines. L’argent coulera facilement dans sa bourse d’infortuné, pensait-il. Mais en saura-t-il ainsi ?

 Guillaume Lavallière

- Oyez...Oyez...Venez, messires, damoiseaux et damoiselles ! Approchez,  approchez de plus près, n’ayez crainte de moi, j’ai grand remède à vous donner qui fera disparaitre tous vos maux. Un remède qui changera le plus sot en un être extraordinaire d’intelligence !

(dit-il en descendant de son vieux cheval blanc)

 - Un remède qui vous rendra l’honneur si vous l’avez perdu ou la dignité si vous avez été cocufié, ou bien encore il donnera récompense aux voleurs.

- Venez, vous n’avez rien à perdre mais tout à gagner. J’en  Elle ne  vous coutera que quelques sous et elle vous apportera un vrai bonheur ! C’est la meilleure liqueur que j’ai pu servir. Je vous assure une réussite totale. Point ne vous rendra malade.

(dit-il avec belle éloquence, debout sur un tabouret)

- Je vous fais fort de m’apporter un âne, je vous le rendrai Maître passé ou bien lui ferai porter la soutane si je lui demande. Prenez garde à mon grand savoir faire, mes tours sont innombrables, dans les villes voisines j’ai rendu disert un badaud !

(S’adressant d’un ton fier à la foule)

 Olivier de Monchavy

 - Monsieur le beau rhéteur, j’ai justement un beau Roussin d’Arcadie qui me servirait bien d’orateur auprès de ma cour.

-Voyez vous nous avons déjà essayé mais rien n’y fait, cet animal est plus têtu que mon cochet ...

(explique-t-il en s’approchant du charlatan)

 Guillaume Lavallière 

- A votre service, messire...

(dit –il en coupant  la parole tout en lui faisant une grande révérence)

 Olivier de Monchavy 

- Que l’on m’apporte l’âne !  Et vite !

(En se retournant vers le jardinier placé au fond de la scène)

- L’on verra bien de quoi est capable ce gredin...

(marmonne-t-il aux damoiseaux qui l’entourent)

 Guillaume Lavallière

- Gentilhomme des près, écoutez mon oraison, je vous la livre comme une belle chanson.

Sire, sire de ces lieux

Je l’ai fait à mille lieux

Un manant est heureux

Un rustre est peureux

Sire, sire, osez prononcer

Votre ordre est exécuté

(Prononce-t-il d’une voix haute et forte)

 Olivier de Monchavy

 

- Je m’incline, votre science est plus forte que ma connaissance. Prenez cette bourse

(De sa main droite, il la lui tend)

 Guillaume Lavallière

- J’assure la réussite de votre âne. Faites-lui boire ce précieux  breuvage et au bout de dix ans, il sera assis sur le banc de vos hauts conseillers.

(Il le rassura, et lui pose la main sur l’épaule)

- Fie de Dieu, j’en fais le serment ! Sinon, pendez-moi haut et court sur la place publique. Recouvrez-moi de ridicule, je vous l’accorde, si toutefois mon remède ne fonctionne pas.

(Implorant et tombant les deux genoux au sol)

- Oui pendez-moi, rendez mes oreilles comme celle d’un Baudet et collez mon alchimie dans mon dos. Mais point vous n’aurez à faire car la réussite est au bout de mes doigts.

(dit-il d’une voix complaisante tout en courbant le dos)

 Jacot Rive

- Que nénies celui – là !  J’ le verrai bien suspendu au bout d’une corde ce gredin là !

(Souffla-t-il dans l’oreille du prince)

- Sa grâce et sa prestance aurait bonne mine, j’suis sûre ! Et plus encore, s’il se souvint de tout son discours. J’suis sure, sire, que cela deviendrait pathétique de voir ce Cicéron servir les larrons ! Et que nous autre, avant l’affaire nous mourrons ! C’est pure folie que de compter sur dix ans de vie, nous pouvons mourir bien avant, alors buvons, festoyons, sire car nous devons à la mort trois fois plus de notre vie !

(Ricane-t-il de bon cœur)

 

L’histoire

Un charlatan parcourant les villes du monde entier, rempli sa bourse d’écu d’or, sur le dos des benêts, en leur vendant sa science de tout temps tel un bon comédien sur scène ou dans la vie jusqu’au jour ou il se fera prendre à son propre piège.

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Que m'importe le soleil

 Si l'amour n'est plus de miel

 Que m'importe le temps

Si dans ton coeur battant

La nuit régne en sombre

Comme la mienne est ombre

 

Que m'importe d'écrire

Si je pars à la dérive

Que m'importe la rime

Si tout n'est que abîme

Le jour devient pénombre

Mon coeur est telle une tombe

 

Que m'importe le bonheur

Si le tien sonne la peur

Que m'importe l'Art

Si cela ne mène à nul part

 

Depuis combien de temps je n'écris plus ?

Depuis combien de temps je ne vie plus ?

Depuis que mon triste coeur s'est vidé

Depuis que la musique s'est envolée 

Depuis que ma muse s'en est allée

 

Aurore

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  Sous la rosée, à peine réveillée, Ele cueilles la rose

Sous un doux soleil ses mots s’illuminent en prose

Un gai pinçon entonne d’une voix claire sa chanson

Répondant aux chœurs des merles à l’unisson

L’oisillon tente sa première envolée timidement

La fourmi encore endormie travaille tranquillement

Souffle le vent, bise d’une matinée printanière

Coule l’eau des sources sorties des tanières

 

L’adolescente, heureuse, chante

Cette vraie passion qui la hante

Enfouie sous sa couette chaude

Elle récite de mémoire des odes

« J’aime...j’aime », dit-elle en chantant

L’amour fou de son bel amant

Sa peau fine d’un éclat diamanté

Son corps devient faisceau bleuté

Un rêve d’une  jouissance extasiée

Aurore 

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Sois fière d’être Femme

  

 

Le printemps emprisonne

Tes jours heureux et divins

Tes grâces nous ensorcèlent

Diffusant un délicieux parfum

Venu d’une belle sauvageonne

Assise sur une balancelle

 

Tes larmes deviennent prières

De ces désirs inachevés en détresse

De ces plaisirs enroulés de lierre

De chaque vœu bloqué et inavoué

De ces Promesses louées et magnifiées

 

 

Femme, femme, femme

Tu deviens une flamme

De l’univers qui s’enflamme

Des secrets tu  caches

Discrète tu  attaches

 

Le monde devient beau

Tu peux parler haut

Le chemin tu ravis

Des monts tu gravis

Femme, femme, femme

Sois fière d’être Femme




Un grand artiste disparait
A nouveau dans nos coeurs
Ce grand poète à nouveau nait
Ces chansons dans les colos
Raissonnaient dans les choeurs
Au risque d'être comme des prolos
Son âme défendait le juste
Maintenant seul est son buste

Nous, écrivains et poètes de la terre
Rassemblons nos  belles plumes
Liées à l'infini de notre ère
De tes mots dont nous nous tûmes


 



Jean Ferrat, Tu as mis en nous l'étincelle de la Liberté
Hommage à toi en cette soirée de Deuil.

Adieu, l'ami, tu nous manqueras !

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Bien avant le lever du soleil

Bien avant que je ne m’éveille

Ta musique diamantée  m’ensorcèle

Parcimonieuse tu me livres ta vie

Pour un grand départ tu t’attèles

Diffusant les parfums de ton jardin

Cueillant  mes rêves pour un matin

Balayant le saccage qui te salit

 

 

Moi la bohémienne, sur  tes traces

Respirant tes odeurs abandonnées

Des sous bois, abri  de mes peines

La fraîcheur de tes fougères m’enlace

Réveillant le soleil levant oublié

Des lueurs dorées d’une nuit saine

 

 

D’arbres en arbres, de feuillages en  feuillages

Tu répands le bonheur tel de doux visages

 

 

Moi, la mendiante de tes forêts  bien aimées

Je déverse à tes pieds mes larmes graciées

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Liberté

 

 

 

Dans ton regard

 

Une étincelle nait du Bonheur

Faisceau lumineux des labeurs

Ecrin d’or laissé sans hasard

Perle donnée pour tout égard

Etoile  de feux follets ardents

Couleurs  d’un beau printemps

Un seul mot

Un seul mot résonne

 

Dans ton cœur

 

Une pensée surgit de l’espoir

Levée purifiée d’un ostensoir

Osmose exaltée des douceurs

Jet de grâce des splendeurs

Eclair  jaillissant d’émotions

Coulée brûlante des passions

Un seul mot

 Un seul mot entonne

 

 

Dans ton âme

 

Un silence a les doux secrets

Eclat d’eau limpide des regrets

Cheveux d’ange des croyances

Chants d’espoir des apparences

Voix  d’aveux de toutes vérités

Puissance des chaînes enclavées

Un seul mot

Un seul mot rayonne

 

 

 

Liberté

 

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Te parler, il me fallait avouer.

La route devenait difficile,

Si tortueuse et tant anxieuse,

Les détours épineux et  hostiles

Telles des fines lamelles dressées,

Si fluides et tant harmonieuses

En un si beau jour à se dévoiler.

Ô combien je l’ai aimée, tu sais !

Elle s’abandonnait sans compter

Dans l’équinoxe d’un jour d’été.

Nue devant mes yeux écarquillés,

Qu’à peine j’osais la déranger.

Si fine, si belle et tant fragile

Mes rêves dérivaient sur l’île

A la protéger sans le vouloir

Me dire ce que je voulais savoir.

 

O ma douce, je regrette

Cette pensée me guette

Epuisé à la contredire

Fatigué de ne rien dire

 

 

Te dévoiler que je l’ai aimée

En rougirais-je même en ce jour ?

Suis-je ensorcelé pour toujours ?

Te dire que j’ai fermé les yeux

O mon amour, je ne le peux.

 

Aurais-je détourné mon chemin ?

Au matin, elle m’a tendu la main

Je l’ai trahi, je t’ai trahie un jour,

Non, ne t’en va pas mon amour.

Je t’en supplie, pardonne-moi !

O liberté, je suis entier à toi !

A tes pieds je dépose ma pauvre vie,

Déchaine les vagues de ma douce folie.

Je t’en supplie, pardonne-moi

L’écrin de mes pensées est à toi.

 

Te dévoiler que je l’ai aimée

En rougirais-je même en ce jour ?

Suis-je ensorcelé pour toujours ?

Te dire que j’ai fermé les yeux

O mon amour, je ne le veux.

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Aurore

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Sirayé...Sirayé...

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La neige tombe sur le vallon

S’amoncelle sur le perron
Regardant loin vers l’horizon
Une ligne invisible dit-on
Sirayé... Sirayé...

Le chant s’envole de nos cœurs

De ces voix unissant le chœur
Volent si haut les hirondelles…
Sirayé...Sirayé...

 Des doigts agiles sur le clavier
Comme des mots sur le papier
Mélodie d’une ritournelle…
Sirayé..Sirayé...


Le Rédempteur apaise le malheur

Bienheureux est l’homme déchiré
Car son Royaume console sa peur
Peuple lève toi, chante ta liberté
Sirayé...Sirayé...

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