Chantal RODIER

Chantal RODIER

ARTISTE PEINTRE -POÉTESSE- Marsac en Livradois

archives 2007

Publié le par AURORE
Publié dans : #ARCHIVES 2007

 

 

La Mendiante


Les flocons voltigeant ca et là sur les bancs,

Recouvrent le sol d’un beau manteau blanc.

La joie des enfants, par leur crie et leur chahut

Raisonne dans les jardins des Canuts.
 

Une femme, à l’air  désemparé et tremblante,

Court  se réfugier dans les bouches du métro.

Ses vêtements d’un style ringard et à peine rétro

Ne sont plus que  des semblants d’ haillons.



Ses souvenirs la tourmentent et la hantent.

Tête baissée, les mains tendues elle attend

Un regard, une autre main, une compassion,

Une étincelle d’amour comme d’antan
 
Elle sait que la vie ne l'a pas épargnée.

Malgré tous ses efforts et sans aucune vanité,

Lutter était sa devise,  toujours lutter pour survivre.

Elle est là, à attendre quelques sous,

La tristesse dans le fond de ses yeux.

Trouvant un carton pour se capitonner en dessous,

Elle pleure n'espérant plus aucuns vœux.




Les guirlandes illuminent  les ruelles.

Les bougies scintillent sur le bord des balcons.

 
Vite les cadeaux...Noël approche.


La foule presse son pas sans la voir.

Elle a d’autres soucis... qu'elle reste dans le noir !, 

Chaque rues préparent déjà la fête.

Elle a d'autre chose dans la tête,

Bientôt retentira le gong de la cloche.

Des "je t’aime" balancés à la pelle

Quémandant comme la plus haute des raisons,

Une multitude de paquets, papier-doré, emmaillotés

Se souciant peu de cette femme  en difficulté.



Le froid installé glace son corps soudainement.

Souffrances et combats la dominent perpétuellement

Mais aujourd’hui, elle m’a plus le désir de vivre.
 

Elle finit par s’écrouler sous le poids des années.

A l’aurore de cet hiver, elle rend son âme en toute sérénité.


La mort l’a emportée dans sa faiblesse.

Juste un écriteau : Ici gît " Madame Détresse"


Aurore-2007




 

 

 

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Publié le par AURORE
Publié dans : #ARCHIVES 2007

 

... Toiles sur Toiles ...

La Trêve

Des traces sur le sable chaud
Laissent deviner le passage 
d'une silhouette à l'allure légère.

Le vent les emporte sur le rivage,
confondu de l'écume, rejet des e
aux,
Douceur  de notre bien-aimée, la terre
.

Les libérant du soupir des sages..
 

Une fine poussière d’ange les enrobe
Colorés d’un halo bleuté
  Forme évanouie d’un corps
Assoupit dans cette
immensité,

Ombre d’un passé qui dort
Flou profond de notre globe
 Silence de la pensée sans âge.

Dans l ' osmose inébranlable
Dans les nuits où nul
bruit ne surgit

Dans l'immensité du silence,
Jaillissent les mots
en semence,
D'une jeune fille qui sourit
Laissant fleureter sa plume inlassable.


AURORE

 

 

 

 

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Publié le par AURORE
Publié dans : #ARCHIVES 2007

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LA LEGERETE D'AIMER


Dans les confins de l’étrange,
règne tant de mystères.
Nuit et jour, je suis ivre.
Du blanc et du noir, je suis née.
L’Eternel repos semble me
voir.


Ô cupidité de jouvence,
Combien de fois je rentre en transe !



Frissons de joie,
Frissons de crainte,
Tel est mon destin
Que je trace selon ma Foi.
Face à l'Homme, sans feinte,
Demandant une infime partie

Du  Bonheur comblant ma faim,
Priant l'impossible d'aimer à l'infini.

 


Ô cruauté des puissants Amours,
Combien de fois t'aurais je menti
?

 
Aurore-2007

 

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Publié le par AURORE
Publié dans : #ARCHIVES 2007
J'ai rêvé


Combien de temps faut-il souffrir,

Avant de voir le lever du rideau ?
Combien de larmes faut-il offrir,
Avant de prendre le grand bateau ?


J’ai rêvé, oui un simple rêve
Que l’Homme n’était que merveille.
Que l’amour n’avait aucune trêve.
Que le souffle de la vie était sans pareil.
Des mains tendues vers l’espoir,
Des mains crispées de désespoir,
Des mains flétries de toute une vie
Qu’un  labeur sans relâche a jauni.


J’ai rêvé pour toutes ces mains
De l’espérance pour les lendemains.

« Aimez-vous comme je vous aime »
Et vous ferez disparaître votre peine.
« Aimez votre prochain comme vous-même »
Et vous ferez disparaître votre haine

 

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Publié le par AURORE
Publié dans : #ARCHIVES 2007
 

Toi aussi tu as droit.

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Paroles de mon coeur.

Point tu n'as demandé à exister
 Pourtant au seuil de la vie tu as frappé.
Toi si petit, si fragile.
Tant d'embuches et de convoitises,
Tu diras oui pour une friandise.
Ton coeur pur et ton innocence
Ravivent les orgueils  dès ta naissance.

Enfants de tous Pays,
Enfants d'un même Dieu,
Une main tendue, tu attends.
Dans ce monde en détresse
Le Mal a ancré sa toile,
Sans scrupule à te détruire.

Enfants chéris de nos chairs
Enfants chéris de nos entrailles.
Sans pouvoir te défendre, tu le livres,
Acceptant parfois les pires insultes,
Les coups et les blessures.
Pour un regard d'amour tu donnes Tout.
En attendant ta délivrance 
Celle de devenir grand.

Enfants de tous pays
Ton regard s'assombrit devant tant de tumulte
Alors que tu n'as rien demandé
Tu subis ici ou ailleurs

Les cris et les offances.
Tu subis ici ou ailleurs
La connaissance de la peur,
et parfois l'oublie de toi.
Guerriers maudits aussi l'on fait de toi
T'arrachant au sein de ta mère.

Enfants chéris de nos sangs
C'est NOUS qui se prosternons à tes pieds
Pour te demander ton pardon.

Tous les jours de notre vie
De l'Amour que tu nous portes 
Nous remercierons
Car nous, les grands,
Nous avons oubliè que tu es un Cadeau de DIEU











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droit à la Joie 
droit au Bonheur
droit d'être éduqué


droit d'être aimé
droit d'être protégé
droit d'être soigné
droit de manger tous les jours à ta faim









droit de VIVRE EN PAIX.


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STOP au travail esclave des Enfants 
a leur prostitution !
Crions fort : STOP.

Laissons nos gréves et nos discordes

Tendons nos mains... vers ces chérubins.


Chaque 20 Novembre 

N'oubliez pas tous ces enfants au loin
qui vivent dans la précarité, 
la souffrance et l'isolement. 


Journée Mondial de l'enfant.




Prendre un enfant par la main 
et lui montrer le chemin..
(Yves Dutheil).


Alors demain Toi, que feras tu??

Aurore-2007
  

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Publié dans : #ARCHIVES 2007

 TENEBRAS REGINA

Une saga entre le bien et le mal de nos intimes pensées.


 

 


Dans le sombre de la nuit, elle apparaît Majestueuse,
Se dressant telle une des plus grandes Reines.
Quiconque la regarde, périt sous ses rennes
Elle est là débout, venant des Enfers
Son seul dieu...  amant et père.


 
Les Hommes se jettent à ses pieds.
Les femmes cachent leur visage,
Se sentant surpassées par tant de beauté.
La crainte envahit l’enfant sage

 
Elle règne en Maîtresse Fidèle et Impure du Mal,
Sure de sa captivante luminosité hivernale,
 Et rayonne sur les pauvres infidèles en péril
Affolés, aimantés par tout ce qui brille .
  
Osez soutenir son langoureux regard !
Osez affronter sa fulgurante puissance !
Dans ses eaux profondes, avec aisance,
Elle vous emporte au sein du soupirail,
Où vilains et meurtriers, armés de leur dard,
Léchent ses marques sur le portail.
 
Quand le jugement dernier sonne son heure,
Sa beauté royale n'est plus que laideur,
Avec la main de notre Glorieux Seigneur,
Il Vainc ce maléfice en lui poignardant le cœur.


 
Une seule voix retentit, sortant des brûlantes flammes
Provoquant déluge et fracas, cyclones, orages et ouragans,
Du dieu maudit riant de prendre sa précieuse âme.
 
Les eaux  poussent l’horizon,
Dévastant la moindre parcelle de quiétude
Le ciel s’assombrit ne laissant aucune place
à une infime et moindre lueur du jour.
Au loin  un cri fulgurant de la déraison,
Annonçant la prise de l’âge de glace,
Ce tumulte effroyable signe son retour.

 
Les hautes vagues lui servant de trône,
La reine Noire avance sur d’elle-même,
Laissant deviner un corps brûlant de pouvoir.
Les ignobles s’inclinent à son passage,
Leurs corps immondes lui servant de filtrage.
Son escorte brandit casques et armures
S’arrachant à sa traine le fermoir,
Précieux doloris des blasphèmes.
La terre entière devient sombre zone.
Les murs s'effondrent, immense poussière.
Eprise de ce pouvoir qui l'a rend si fière.
D'un regard dédaigneux, le roi haineux
dans sa force serre son nœud
et l'engloutit dans ses eaux profondes
avec sa suite en une véritable ronde.
 
 
Dans ce silence endormi, règne à l'instant
les flots de cette nouvelle existence.
Montagnes et vallées, disparaissant en silence,
 inhalent cet éclat de printemps. 
 
Les racines saines de la terre,
Tels des écrous puissants de la serre,
Contrarient ces eaux malsaines,
Dans lesquels l’immonde trahit sa haine,
Guerroyant les épines blanches,
Piquant la Reine Noire aux hanches.
De l’infini espace, un puissant faisceau de lumière
Enroule son cœur semblable à un lierre,
La renvoyant dans les feux de l’enfer,
Où les horribles hurlent une vengeance inassouvie,
Belliqueuse effroyable des fers.
 
Comme un chant mélodieux, les pétales de fleurs
Dans leur splendeur soyeuse prennent vie.
Les bourgeons s’ouvrent au jour libéré de sa peur.
La pluie généreuse déverse sa boisson exquise,
Gouttelettes d’or des lointaines banquises.
Les chaines des esclaves humiliées se délient.
Les apeurés des sombres nuits défilent
Sous les rayons du soleil, ivresse de paix.

 
Plus belle qu’un être de douceur
Dont le visage inspire le bonheur,
Elle voit dans tous les cœurs
La souffrance et les pleurs.
Elle est l'éclat du Rayonnement.
Dame Blanche, resplendissante du firmament,
Attristée par les complaintes des profondeurs,
Donne son amour face à tous ces malheurs.
 
Un épais Halo ocre jaune l’entoure.
Ses troupes armées du soleil levant accourent.
Elle semble sortir d’un léger nuage
Descendant du très haut sans ombrage.
La compassion se lisant sur son visage.
A sa droite et à sa gauche les sages,
Elle est la Lumière de toutes les lumières de la terre,
Transcendance absolue du planisphère.
Sa demeure un champ de blé pur.
La transparence est ses murs.


 
Une lamentation s’élève du fond des océans.
Un guerrier crie sa douleur des flammes,
Sortante de son sang, infamie des maladies,
Pleurant de son devoir à Dame Noire,
Sorcière impie des maux sans fin.
Le trainant, dans ses noirceurs de désespoir,
Ayant pour nourriture ni eau ni pain.
 Lui voue corps et âme à l’enchainement,
A la merci des démoniaques amants.
Il pleure arrachant ses limbes souillés
Supplie la délivrance par les fers rouillés,
De le transpercer et de lui rendre grâce.

 
Dame des cœurs pure de vérité
Entend cette complainte du très fond,
Douloureuse est la musique sans nom,
Déverse une fulgurante tornade,
Démolissant le mal de ces implacables façades.
S’enfonçant sans crainte dans cette obscurité,
Laissant un couloir d’espoir à ce malheureux.
Le hissant, d’un souffle encore plus puissant,
Vers la salle de gloire des bienheureux.
Lavé des maux, placé au plus haut rang.
 
D’étranges créatures sorties d’un feu,
Hurlant à l’arrachée, intrépides nœuds
Des coulisses volcaniques de l’enfer,
Brandissant leurs fourches épineuses,
Promettant désespoir et mort certaine
A toutes les âmes de l’au-delà éternel.
S'assurant d'être les seuls  divins maîtres
De globe suspendu dans l’univers
Terre soumise à mille travers.
 

La guerre est inévitable, chacun choisit son camp.
Dans cet effroyable pêle-mêle des champs
Les cieux volontairement s’assombrissent.
Les éclairs en grand nombre jaillissent.
Foudres et tonnerres se font entendre.
Les peupliers brulent, seules restent les cendres.
Les mers se déchaînent, dépassant les montagnes.
L’heure est venue, proche est la délivrance du bagne.
 
 
Dame Noire empoignant un dard doré
S’élance à la poursuite de cet être au cœur désoeuvré
Les roques des profondeurs animales
s'élèvent au delà des chants des sirènes.
Tout sombre. L’issue est fatale.
 Les orques tombent  dans l’arène,
au fond de l'océan de nos âmes dévastées.
Le choc des titans sous ces flammes
détruit les tourments infâmes.
 Tout disparaît comme si rien n’avait été.
Les eaux regagnent leur nid.
Le coeur respire l'air pur à l'infini
La gloire de la renaissance est arrivée.
 
AURORE -2007

 

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Publié le par AURORE
Publié dans : #ARCHIVES 2007

...Elle ....Elle.. mon songe... mon rêve....

 Eloigné de mes habitudes,
Je rêve en haute altitude.

D’une belle au loin, laissée.
Le froid s'infiltre dans notre chalet,
Le feu se ravive sous le soufflet,
Des bûches brûlantes déposées. 

Tu es là près de moi et en moi !
Frissons d’éternelle joie,
Frissons d’intense bonheur,
Frisons de ma douce peur !

De mes yeux émerveillés,
Délicieuses caresses à la volée
De mille mots d’amour éperdus
Aimant, irrésistible retenue,
Je ne veux plus  respirer
T'étreindre … T'embrasser…

Il me faut qu’un seul regard,
Pour avoir l’envie de te revoir.
Un seul baiser pour ne plus te quitter.
Je revoie tes douces pupilles noires
Précieuses perles de sa gloire, 
Venues de nulle part. 
Ils font naître en moi l’amour,
Qui m’ensorcèle de jour en jour

Lorsque le givre recouvre nos forêts,
Alors j'ouvre mes volets
Juste pour regarder ce corps allongé
Qui luit dans la pénombre agitée.
Avec bonheur, je jouie à l’observer,
De rêves libres, forgés aux poings.
Ces moments magiques ne sont qu'à moi.
L’âme de ce corps se reposant en moi,
Me livre ses moindres recoins,
De cette magnificence d’Aimer.

 

Aurore-2007


 

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Publié dans : #ARCHIVES 2007
...CETTE NOIRCEUR QUI M'OBSEDE...











 
Elle se fait maîtresse de moi
Mais quelle est donc sa couleur ?
 
Arrête de me détruire !
Mon Amour ne voies tu pas
Que sans toi je ne suis rien
Ni même ce grain de poussière
  
 
Que me vaut ma beauté si tu n’es pas là ?
Que me vaut l’amour sans Toi ?
 
 
 
Devrais-je m’enivrer d’alcool, pour t’oublier….
Devrais-je donner aux autres ce Désir retenu ?
 
 
Ta voix, ton visage est là
Même si je ferme puisement mes yeux
  
 
Mais que fais-tu ?
Ou vas-tu, vers d’autres Amours,
d’autres Passions, d’autres Ephémères
 

Ne voies tu pas Mon Amour ?
Ne voies tu pas mes larmes ?
Ne voies- tu pas que mon corps tremble sans toi

 

Mon esprit navigue dans le Noir
Si seulement tes yeux se posent un peu sur moi !
Si seulement tu trembles pour moi !
Que tes mains me cherchent et frémissent 
Que ton regard se sente éperdu 
Que tout fuse vers moi !
Que ton esprit emprunt de mille folies sans savoir 
Où il se trouve, perdu sans le mien
Si seulement tu deviens fou, fou de moi !

Alors je ferai tout et plus encore et plus fort
Je viendrai me perdre au fond de toi

Jalousie infernale !
Jalousie cruelle !
Doute des profondeurs du mal




AURORE -2007

(essai)

Elle s’incruste dans mon cœur et mon corps

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