Chantal RODIER

Chantal RODIER

ARTISTE PEINTRE -POÉTESSE- Marsac en Livradois

Publié le par AURORE
Publié dans : ARCHIVES 2007
J'ai rêvé


Combien de temps faut-il souffrir,

Avant de voir le lever du rideau ?
Combien de larmes faut-il offrir,
Avant de prendre le grand bateau ?


J’ai rêvé, oui un simple rêve
Que l’Homme n’était que merveille.
Que l’amour n’avait aucune trêve.
Que le souffle de la vie était sans pareil.
Des mains tendues vers l’espoir,
Des mains crispées de désespoir,
Des mains flétries de toute une vie
Qu’un  labeur sans relâche a jauni.


J’ai rêvé pour toutes ces mains
De l’espérance pour les lendemains.

« Aimez-vous comme je vous aime »
Et vous ferez disparaître votre peine.
« Aimez votre prochain comme vous-même »
Et vous ferez disparaître votre haine

 

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Publié le par AURORE
Publié dans : ARCHIVES 2008
...DORS EN PAIX...

 




Dans cette ronde rassemblés les artistes tels que tu aurais aimé autour de toi. Unifiés dans cet Amour Fraternel Universel,déposent sur ta tombe ces rimes et ces images. Ainsi le passeur du GRAND VOYAGE t'accompagne jusqu'à cette porte, féerie des sans limites d'un monde d'AMOUR, de Paix et de Liberté, ou nous te retouverons.

  



POLLY
http://mpolly.over-blog.com

je voudrais partager le poème qui est affiché au-dessus de mon bureau comme un rappel permanent à notre condition d'homme:

""la plus étrange des créatures"
Comme le scorpion, mon frère,
Tu es comme le scorpion
dans une nuit d'épouvante.
Comme le moineau, mon frère,
Tu es comme le moineau,
dans ses menues inquiétudes.
Comme la moule, mon frère,
enfermée et tranquille,
Tu es terrifiant, mon frère
comme la bouche d'un
volcan éteint.
Et tu n'es pas un, hélas,
tu n'es pas cinq,
tu es des millions.
Tu es comme le mouton, mon frère,
quand le bourreau habillé de ta peau
qund l'équarrisseur lève son baton
tu te hâtes dans le troupeau
et tu vas à l'abattoir en courant, presque fier.
Tu es la plus étrange des créatures, en somme,
plus drôle que le poisson
qui vit dans la mer sans savoir la mer.
et s'il y a tant de misère sur terre
c'est grâce à toi, mon frère,
si nous sommes affamés, épuisés,
si nous sommes écorchés jusqu'au sang,
pressés comme la grappe pour donner notre vin,
irai-je jusqu'à dire que c'est de ta faute, non,
mai tu y es pour beaucoup, mon frère
.

Nâzim Hikmet (1947)
 
Nazim HIKMET (1901-1963) 
Prix MONDIAL DE LA PAIX - 1955-
67784.jpg 
"dormir maintenant et se réveiller dans Cent ans..."
 
 
Hommage des ARTISTES 
d'aujourd'hui rassemblés-2007-

La liberté devient Reine.
L'espoir d'un monde meilleur Roi.
Seul, le ciel infini devient ton toit.
L'endurance est la rage des soupirs.
Tes rêves parchemin de tes désirs.
Malgré tes fièvres et tes douleurs
Ton coeur, cri profond des pleurs,
Malgré ton exil en souffrance ,
Le silence de tes mots clame Amour Universel.
Tes pensées devienent offrande en abondance.

Nous tous, écrivains des quatre coins
Déposent sur ta tombe des bouquets éternels.
Poète de l'Amour Univers
Bravant les monts et les vers.
Poète des cœurs esclaves?


AURORE


Pour nous tu brises nos enclaves.
Amour de tant d'Amour
D’hier, d'aujourd'hui et pour toujours

Poète des Libertés enchaînées,
Ta vie tu auras donnée
.


Voici la chaîne de mes Amis se reroupant au Nom de ta Gloire !

AL MAURY
http://maury.al.over-blog.fr/

Me voilà Ô toi monde de l'immortalité en tes bras je succombe
Sans me rendre ! compte uniquement ma passion d'aimer
L'exil est en ce monde une libération
du corps, non de l'esprit
Même enchainé nul ne saurait me convaincre à trahir mes convictions...
Vos tortures seront vaines pour m'inculquer la
haine
Jusqu'à la liberation, totale, et universelle...
A toi Nazim Hikmet







RAKSHA
http://mondeimaginaire.over-blog.net

HOMMAGE à lui qui va jusqu'au bout de lui-même et de son idéal, pour nous faire découvrir la "puissance du Verbe" qui guérit et révèle à l'homme sa Lumière



LE BALLADIN 
http://lebaladin.canalblog.com

De l'amour à la haine
Même si mon coeur saigne
Tu ne comprendras jamais la force de mes peines 
Et le rouge qui coule dans
mes veines 

De l 'amour à la haine
La douleur s'égrène
Le sang d'une fontaine
Coule au vent des sirènes 

De l'amour à la haine
Se brisent les chaînes
Du mince filet de laine
De l'instant qui les tiennes 

De l'amour à la haine 
Tes paroles sont vaines 
Mon âme reste sereine
Je me bats pour dire je t'aime
 

OLIVIER
http://poemespersonnels.over-blog.com

Par l'amour je succombe,
Je ne creuserai point cette tombe
Où tu veux m'enfermer
Pour l'éternité.
Je veux être libre,
Et encore pouvoir rire
De cette vie
Qui me fait tant envie.
Pourquoi me piéger
Dans ton intimité?
Pourquoi ne réponds tu pas?
Pourquoi veux tu mon trépas?


Manuela
http://lebaladin.canalblog.com...
Si 


 
S`il était le vent
Il  serait à l`heure
À certains moments
Il  serait douceur
 
 (Balayées les peines
Dans l`espace éternel
Duo d`amour
et de haine
Jusqu`à atteindre le ciel)

S`il était le soleil
Il inviterait la pluie
Car au bout de l`arc-en-ciel
Il y a toujours l`oubli

(Oubliée la tristesse
Qui parfois nous atteint
C`est sa chaleur intense
Pour réchauffer nos mains)
 
 S`il était l`orage
Il serait silencieux
Pour tous ceux
qui en rage
Ne contaminent les cieux

(Silence de sagesse
Du temps incertain
D`époque en détresse
Du manque d`entrain)
 
 S`il était la pluie
Il s``offrirait au monde
Pour que tous les puits
Reçoivent son offrande
 
 (Offerte d`amour,
Amitíe et partage
Parfois fruits du détour
Au passage de l`âge)
  Et s`il était dieu
Il prouverait son existence
En posant sur les lieux
Le pardon délivrance
.

RUNNER
http://lailesurlaplume.over-blog.com/

Le poète n'est rien que cette aile fragile
Volant bien au delà d'un monde aussi hostile
Puisant dans un coeur pur ce souffle d'innocence
Qui d'amour fait son arme et entre en résistance!



SAM
http://angeoudemon.samuel.over-blog.com/

Poète jugé criminel de la pensée
Péché originel pourtant censé
Nazim, tu nous animes
Toi, le martyr de tes rimes

Nazim Hikmet, le condamné
Pour tes opinions, ta rébellion
Enfermé dans une cage
Comme un lion

Tu n'étais pourtant pas sauvage
Tu rimais ce que les autres taisaient
Et bien pire qu'une risée
Tu as fini moisi dans une
cellule
Parce que tes neurones incrédules
T'empêchaient de te taire
C'est pour cela qu'on est fier
Et te rendons hommage
A toi, notre vieux sage

VASSILI
http://lottie1.over-blog.com

Ce poete porte l'homme vers ce qu'il y a de plus humain en nous,un regard de l'interieur qui transforme la vision du monde .La  générosité qui se renouvelle sans limite,un amour sans condition, un regard orienté vers la beauté de la vie .

DAMIEN
http://www.lafleursauvage.over-blog.fr

Je suis de plus en plus fan inconditionnel de cet auteur que je méconnaissais jusqu'alors.


René le Poéte
http://poete21.over-blog.com

Contre vents et marées
Envers et contre tout
la grande force du poète
Ne peux être contrecarrée
Lui seul parle avec son coeur.
La grande force du poète 
Est de toujours s'exprimer
Sans jamais être muselé.

La poésie n'a aucune frontière
Et face à la force et aux dictatures
Contre toutes les forfaitures
Elle ne peut jamais se taire.
Le poète de tous bords
Même longtemps après sa mort,
Ses vers Persistent à nous parler
Pour la défense des libertés.
Le coeur du poète vit toujours
En hommage d'un vibrant amour
De paix, de justice et d'équité.
Nazim est  bien de ceux là
En nous, il le faut, encor il vivra..



SYMPHONIE
http://www.reve-armoricain.com


 Le Poète

 Il peut peindre un soleil
 Au milieu de la nuit
 Un superbe arc en ciel
 Sur un nuage gris
 Le coeur d'un poète
 Ne se ternira pas
 Son âme s'y reflète
 De son pinceau de bois
 Les fleurs du jardin
 Toutes multicolores
 S'éveillent au matin
 En un parfait accord
 De toute leur beauté
 Plus que resplendissantes
 D'un pinceau coloré
 Renaissent éclatantes
 Et il peindra toujours
 De son pinceau de bois
 Les couleurs de l'amour
 Auxquelles le monde croit....



HEPHAESTION
http://hephaestion.over-blog.com/


Opaque est la chair, que traversent les étoiles,
la promise à l'état d'une gloire inconnue,
grâce à ce sang versé pour les corps à venir,
qui ruisselle toujours de la chair de l'Agneau,
afin que les errants sur la terre
des hommes
dépassent la cruelle absence de leur amour,
pour découvrir enfin tout ce qu'ils s'entre-donnent...


PLUME
http://laplume-de-giacometti.net

J'entends la liberté faite Homme,
Je comprends l'envol, 
Méconnu des uns, oublié des autres,
Un artiste en somme.
Un simple artiste, fait homme.

ALI
http://le-syndrome.over-blog.com


Terre  de Douleur
Le monde n’est plus que terre d’enfer

Où les esclaves désirent briser le fer
Pour s’enfuir de leurs prisons obscures
Où ils sont jetés comme des ordures .
entir enfin la  liberté ,cette perle rare ,
Au lieu d’errer comme des clochards .
Victimes d’une immonde ségrégation
Qui a ensanglanté bien des générations.
L’amour est il encore un rêve possible,
S’il n’y a pour leurs cœurs sensibles
Qu’amertume, soumission et trahison.
Les rares militants de la bonne raison
S’évaporent comme un gaz très léger
Face aux périples et face aux dangers.
Âme du temps, entends tu ces appels
Et ces cris, s’accumulant en pèle mêle.
Leurs blessures ne se cicatrisent plus,
Depuis que l’amour est devenu farfelu,
Tant incompréhensible et si misérable
Dans le cœur même des inséparables. 
LAURA
http://lauravanel-coytte.hautetfort.com/archive/2007/11/04/mon-poeme-inedit-sur-ce-blog-jeu.html au monde


L’absence

’absence au monde
La solitude
Est perçue comme une souffrance
Une déchéance
Lamentable
Une extravagance
Par ceux qui n’en ont pas l’expérience.
Mais le refus de la vie communautaire
Peut-être
Comme un sourire
Dans le froid de novembre ;
Une chance formidable.
Regarder indifféremment la foule,
Ce besoin lancinant des êtres
Exceptionnels et uniques
D’être comme les autres.
Que les moutons de Panurge
Se laissent égorger l’âme,
Décomposer le caractère.
Ils se perdent et en jubilent.
Pour ne pas simuler, le solitaire
Volontiers s’enferme
Pour ne pas qu’on l’enchaîne.
Sa sensibilité s’exacerbe,
Son courroux arrive vite.
Persuasif, le monde
Parfois l’attire Mais il garde Dans ce tourbillon alchimiE
quE
Ce pouvoir magique 
De s'absenter du monde.
Soyez les Bienvenus en participant à cette GERBE D'honneur.
 votre texte ou
image ou...sera directement copier à la suite.. Merci

AURORE-2007-

 

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Publié le par AURORE
Publié dans : ARCHIVES 2008

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Prendre un enfant par la main
Pour l'emmener vers demain
Pour lui donner la confiance en son pas
Prendre un enfant pour un roi
Prendre un enfant dans ses bras
Et pour la première fois
Sécher ses larmes en étouffant de joie
Prendre un enfant dans ses bras

Prendre un enfant par le coeur
Pour soulager ses malheurs
Tout doucement sans parler, sans pudeur,

lo8c8vtb.gifPrendre un enfant sur son coeur
Prendre un enfant dans ses bras
Mais pour la première fois
Verser des larmes en étouffant sa joie
Prendre un enfant contre soi

Prendre un enfant par la main
Et lui chanter des refrains
Pour qu'il s'endorme à la tombée du jour

Prendre un enfant par l'amour





Prendre un enfant comme il vient
Et consoler ses chagrins
Vivre sa vie des années, puis soudain
Prendre un enfant par la main

En regardant tout au bout du chemin
Prendre un enfant pour le sien.



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 ( larmes de perle de mon coeur sont pour vous 
enfants de tous pays à l'instant)

Aurore-2007

Fabienne, fleur de la Belgique, une pensée pour toi et ton fils.







paroles et musique: Yves Duteuil


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Publié le par AURORE
Publié dans : ARCHIVES 2007
 

Toi aussi tu as droit.

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Paroles de mon coeur.

Point tu n'as demandé à exister
 Pourtant au seuil de la vie tu as frappé.
Toi si petit, si fragile.
Tant d'embuches et de convoitises,
Tu diras oui pour une friandise.
Ton coeur pur et ton innocence
Ravivent les orgueils  dès ta naissance.

Enfants de tous Pays,
Enfants d'un même Dieu,
Une main tendue, tu attends.
Dans ce monde en détresse
Le Mal a ancré sa toile,
Sans scrupule à te détruire.

Enfants chéris de nos chairs
Enfants chéris de nos entrailles.
Sans pouvoir te défendre, tu le livres,
Acceptant parfois les pires insultes,
Les coups et les blessures.
Pour un regard d'amour tu donnes Tout.
En attendant ta délivrance 
Celle de devenir grand.

Enfants de tous pays
Ton regard s'assombrit devant tant de tumulte
Alors que tu n'as rien demandé
Tu subis ici ou ailleurs

Les cris et les offances.
Tu subis ici ou ailleurs
La connaissance de la peur,
et parfois l'oublie de toi.
Guerriers maudits aussi l'on fait de toi
T'arrachant au sein de ta mère.

Enfants chéris de nos sangs
C'est NOUS qui se prosternons à tes pieds
Pour te demander ton pardon.

Tous les jours de notre vie
De l'Amour que tu nous portes 
Nous remercierons
Car nous, les grands,
Nous avons oubliè que tu es un Cadeau de DIEU











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droit à la Joie 
droit au Bonheur
droit d'être éduqué


droit d'être aimé
droit d'être protégé
droit d'être soigné
droit de manger tous les jours à ta faim









droit de VIVRE EN PAIX.


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STOP au travail esclave des Enfants 
a leur prostitution !
Crions fort : STOP.

Laissons nos gréves et nos discordes

Tendons nos mains... vers ces chérubins.


Chaque 20 Novembre 

N'oubliez pas tous ces enfants au loin
qui vivent dans la précarité, 
la souffrance et l'isolement. 


Journée Mondial de l'enfant.




Prendre un enfant par la main 
et lui montrer le chemin..
(Yves Dutheil).


Alors demain Toi, que feras tu??

Aurore-2007
  

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Publié le par AURORE
Publié dans : ARCHIVES 2007

 TENEBRAS REGINA

Une saga entre le bien et le mal de nos intimes pensées.


 

 


Dans le sombre de la nuit, elle apparaît Majestueuse,
Se dressant telle une des plus grandes Reines.
Quiconque la regarde, périt sous ses rennes
Elle est là débout, venant des Enfers
Son seul dieu...  amant et père.


 
Les Hommes se jettent à ses pieds.
Les femmes cachent leur visage,
Se sentant surpassées par tant de beauté.
La crainte envahit l’enfant sage

 
Elle règne en Maîtresse Fidèle et Impure du Mal,
Sure de sa captivante luminosité hivernale,
 Et rayonne sur les pauvres infidèles en péril
Affolés, aimantés par tout ce qui brille .
  
Osez soutenir son langoureux regard !
Osez affronter sa fulgurante puissance !
Dans ses eaux profondes, avec aisance,
Elle vous emporte au sein du soupirail,
Où vilains et meurtriers, armés de leur dard,
Léchent ses marques sur le portail.
 
Quand le jugement dernier sonne son heure,
Sa beauté royale n'est plus que laideur,
Avec la main de notre Glorieux Seigneur,
Il Vainc ce maléfice en lui poignardant le cœur.


 
Une seule voix retentit, sortant des brûlantes flammes
Provoquant déluge et fracas, cyclones, orages et ouragans,
Du dieu maudit riant de prendre sa précieuse âme.
 
Les eaux  poussent l’horizon,
Dévastant la moindre parcelle de quiétude
Le ciel s’assombrit ne laissant aucune place
à une infime et moindre lueur du jour.
Au loin  un cri fulgurant de la déraison,
Annonçant la prise de l’âge de glace,
Ce tumulte effroyable signe son retour.

 
Les hautes vagues lui servant de trône,
La reine Noire avance sur d’elle-même,
Laissant deviner un corps brûlant de pouvoir.
Les ignobles s’inclinent à son passage,
Leurs corps immondes lui servant de filtrage.
Son escorte brandit casques et armures
S’arrachant à sa traine le fermoir,
Précieux doloris des blasphèmes.
La terre entière devient sombre zone.
Les murs s'effondrent, immense poussière.
Eprise de ce pouvoir qui l'a rend si fière.
D'un regard dédaigneux, le roi haineux
dans sa force serre son nœud
et l'engloutit dans ses eaux profondes
avec sa suite en une véritable ronde.
 
 
Dans ce silence endormi, règne à l'instant
les flots de cette nouvelle existence.
Montagnes et vallées, disparaissant en silence,
 inhalent cet éclat de printemps. 
 
Les racines saines de la terre,
Tels des écrous puissants de la serre,
Contrarient ces eaux malsaines,
Dans lesquels l’immonde trahit sa haine,
Guerroyant les épines blanches,
Piquant la Reine Noire aux hanches.
De l’infini espace, un puissant faisceau de lumière
Enroule son cœur semblable à un lierre,
La renvoyant dans les feux de l’enfer,
Où les horribles hurlent une vengeance inassouvie,
Belliqueuse effroyable des fers.
 
Comme un chant mélodieux, les pétales de fleurs
Dans leur splendeur soyeuse prennent vie.
Les bourgeons s’ouvrent au jour libéré de sa peur.
La pluie généreuse déverse sa boisson exquise,
Gouttelettes d’or des lointaines banquises.
Les chaines des esclaves humiliées se délient.
Les apeurés des sombres nuits défilent
Sous les rayons du soleil, ivresse de paix.

 
Plus belle qu’un être de douceur
Dont le visage inspire le bonheur,
Elle voit dans tous les cœurs
La souffrance et les pleurs.
Elle est l'éclat du Rayonnement.
Dame Blanche, resplendissante du firmament,
Attristée par les complaintes des profondeurs,
Donne son amour face à tous ces malheurs.
 
Un épais Halo ocre jaune l’entoure.
Ses troupes armées du soleil levant accourent.
Elle semble sortir d’un léger nuage
Descendant du très haut sans ombrage.
La compassion se lisant sur son visage.
A sa droite et à sa gauche les sages,
Elle est la Lumière de toutes les lumières de la terre,
Transcendance absolue du planisphère.
Sa demeure un champ de blé pur.
La transparence est ses murs.


 
Une lamentation s’élève du fond des océans.
Un guerrier crie sa douleur des flammes,
Sortante de son sang, infamie des maladies,
Pleurant de son devoir à Dame Noire,
Sorcière impie des maux sans fin.
Le trainant, dans ses noirceurs de désespoir,
Ayant pour nourriture ni eau ni pain.
 Lui voue corps et âme à l’enchainement,
A la merci des démoniaques amants.
Il pleure arrachant ses limbes souillés
Supplie la délivrance par les fers rouillés,
De le transpercer et de lui rendre grâce.

 
Dame des cœurs pure de vérité
Entend cette complainte du très fond,
Douloureuse est la musique sans nom,
Déverse une fulgurante tornade,
Démolissant le mal de ces implacables façades.
S’enfonçant sans crainte dans cette obscurité,
Laissant un couloir d’espoir à ce malheureux.
Le hissant, d’un souffle encore plus puissant,
Vers la salle de gloire des bienheureux.
Lavé des maux, placé au plus haut rang.
 
D’étranges créatures sorties d’un feu,
Hurlant à l’arrachée, intrépides nœuds
Des coulisses volcaniques de l’enfer,
Brandissant leurs fourches épineuses,
Promettant désespoir et mort certaine
A toutes les âmes de l’au-delà éternel.
S'assurant d'être les seuls  divins maîtres
De globe suspendu dans l’univers
Terre soumise à mille travers.
 

La guerre est inévitable, chacun choisit son camp.
Dans cet effroyable pêle-mêle des champs
Les cieux volontairement s’assombrissent.
Les éclairs en grand nombre jaillissent.
Foudres et tonnerres se font entendre.
Les peupliers brulent, seules restent les cendres.
Les mers se déchaînent, dépassant les montagnes.
L’heure est venue, proche est la délivrance du bagne.
 
 
Dame Noire empoignant un dard doré
S’élance à la poursuite de cet être au cœur désoeuvré
Les roques des profondeurs animales
s'élèvent au delà des chants des sirènes.
Tout sombre. L’issue est fatale.
 Les orques tombent  dans l’arène,
au fond de l'océan de nos âmes dévastées.
Le choc des titans sous ces flammes
détruit les tourments infâmes.
 Tout disparaît comme si rien n’avait été.
Les eaux regagnent leur nid.
Le coeur respire l'air pur à l'infini
La gloire de la renaissance est arrivée.
 
AURORE -2007

 

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Publié dans : ARCHIVES 2008

...L'AMOUR UNIVERSEL... 


VOIR AUSSI : catégorie : Hommage : Espoir-Amour-Liberte

Si vous vous avez AUSSI un HOMMAGE à LUI rendre je me ferais un plaisir de rajouter votre commentaire directement à la suite de cet article. Merci

" Dans ce siècle de notre vie et de notre mort, on a pris habitude de hausser les épaules s’il est parlé de romantisme. Pourtant, tout ce qui a de la grandeur en ce temps-ci relève d’un romantisme. Différent sans doute du romantisme de théâtre auquel on pense le plus souvent pour ce mot. Nâzim en est l’exemple majeur. De cette générosité sans borne de l’âme,
de ce don magnifique de soi, de cette faculté d’enthousiasme qui fait l’ombre même flamber, à minuit chanter l’aube, qui transmue en or la paille, et l’homme en un perpétuel amoureux… »
 
  Ainsi s’exprimait Aragon à propos de Nâzim Hikmet (1902-1963),
 
 
Je suis dans la clarté qui s'avance
Mes mains sont toutes pleines de désir
Le monde est beau
Mes yeux ne se lassent pas de regarder les arbres
Les arbres si verts, les arbres si pleins d'espoir
Un sentier s'en va à travers les mûriers
Je suis à la fenêtre de l'infirmerie
Je ne sens pas l'odeur des médicaments
Les oeillets ont dû s'ouvrir quelque part
Être captif, là n'est pas la question
Il s'agit de ne pas se rendre
Voilà.




Nazim HIKMET (1901-1963)
 


L’un des plus grands poètes du XXème siècle
Son œuvre exprime l’universalité de l’amour,
La Fraternité de la beauté
Poète Ecrivain Turc - Prix international de la Paix 1955
Ecorché vif des drames de son siècle
Ecorché vif de la Bombe d'Hiroshima.

"je suis dans la clarté qui avance, les mains pleines d'appétit,
le monde est beau..."





"dormir maintenant et se réveiller dans Cent ans..."


Hommage à Toi, écrivain des Libertés en exil
Hommage à Toi, Nazim Hikmet !


 AURORE

La liberté devient Reine.
L'espoir d'un monde meilleur Roi.
Seul le ciel infini devient ton toit.
L'endurance et la rage, des soupirs.
Tes rêves parchemin de tes désirs
Malgré tes fièvres et tes douleurs
Ton coeur, cri profond des pleurs
Malgré ton exil en souffrance ,
Le silence de tes mots clame Amour Universel.
Tes pensées, offrande en abondance.

Nous tous écrivains des quatre coins
Déposent sur ta tombe des bouquets éternels.
Poète de l'Amour Univers
Bravant les monts et les vers
Poète des cœurs esclaves
Pour nous tu brises nos enclaves
Amour de tant d'Amour
D’hier, d'aujourd'hui et pour toujours

Poète des Libertés enchaînées
Ta vie tu auras donnée.



 
 

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...L'AMOUR UNIVERSEL...

 

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Le Noyer
 
Je suis tout imprégné de mer et sur ma tête écument les nuées
Dans le jardin de Gulhané, voilà que je suis un noyer
Un vieux noyer tout émondé, le corps couvert de cicatrices
Nul ne le sait, ni toi, ni même la police.

Dans le jardin de Gulhané, voilà que je suis un noyer
Et tout mon feuillage frémit comme au fond de l'eau le poisson
Et comme des mouchoirs de soie, mes feuilles froissent leurs frissons
Arrache-les, ô mon amour, pour essuyer tes pleurs.
Or mes feuilles, ce sont mes mains, j'ai justement cent mille mains
De cent mille mains je te touche et je touche Istanbul
Mes feuilles ce sont mes yeux, et je regarde émerveillé
De cent mille yeux je te contemple et je contemple Istanbul
Et mes feuilles battent et battent comme cent mille coeurs
Dans le jardin de Gulhané, voilà que je suis un noyer
Nul ne le sait, ni toi, ni même la police.

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VIVRE !


 





Pense Taranta-Babu :
Le coeur
La tête
et le bras de l'homme
fouillant les entrailles de la terre
ont créé de tels dieux d'acier aux yeux de feu
qu'ils peuvent écraser la terre
d'un coup de poing.
L'arbre qui donne des grenades une fois par an
peut en donner mille fois plus.
Si grand, si beau est notre monde
et si vaste, si vaste, le bord des mers
que nous pouvons tous chaque nuit
nous allongeant côte à côte
sur les sables d'or chanter les eaux étoilées.
Que c'est beau de vivre, Taranta-Babu
Que c'est beau de vivre
comprenant le monde comme un livre
le sentant comme un chant d'amour
s'étonnant comme un enfant
VIVRE !
Vivre un à un
et tous ensemble
comme on tisse une étoffe de soie
Vivre comme on chante en choeur
un hymne à la joie
Vivre...
Et pourtant quelle drôle d'affaire Taranta-Babu
Quelle drôle d'histoire
Que cette chose incroyablement belle
que cette chose indiciblement joyeuse
soit tellement dure aujourd'hui
tellement étroite
tellement sanglante
tellement dégoûtante
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Nazim HIKMET (1901-1963)


L’un des plus grands poètes du XXème siècle
Son œuvre exprime l’universalité de l’amour,
La Fraternité de la beauté

Poète Ecrivain Turc - Prix international de la Paix 1955


(avec Pablo Neruda- Pablo Picasso- Robeson)
Epouse le communisme romantique
prônant la Liberté et la lutte
 
condamné par défaut pour ses poèmes et ses écrits



défenseur Anti - Nazi
défenseur des Arméniens

1928 condamné 15 ans
condamné 20 ans 
condamné à 30 ans
 
Il entame une grève de la faim
Libéré par l’action du comité de soutien
Aidé par Jean Paul Sartre et le peintre Robeson
torturé, lapidé
Il perd la nationalité Turc Exilé à l'étranger  
Voyageur du monde pour tromper son exil


Meurt d'une crise cardiaque à Moscou 1963


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Poète de l'Amour Univers
bravant les monts et les vers
Poète des cœurs esclaves
Pour nous tu brises nos enclaves
Amour de tant d'Amour
D’hier et pour toujours
Poète des Libertés enchaînées
Ta vie tu auras donné



- AURORE -2007




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Publié le par AURORE
Publié dans : ARCHIVES 2007

...Elle ....Elle.. mon songe... mon rêve....

 Eloigné de mes habitudes,
Je rêve en haute altitude.

D’une belle au loin, laissée.
Le froid s'infiltre dans notre chalet,
Le feu se ravive sous le soufflet,
Des bûches brûlantes déposées. 

Tu es là près de moi et en moi !
Frissons d’éternelle joie,
Frissons d’intense bonheur,
Frisons de ma douce peur !

De mes yeux émerveillés,
Délicieuses caresses à la volée
De mille mots d’amour éperdus
Aimant, irrésistible retenue,
Je ne veux plus  respirer
T'étreindre … T'embrasser…

Il me faut qu’un seul regard,
Pour avoir l’envie de te revoir.
Un seul baiser pour ne plus te quitter.
Je revoie tes douces pupilles noires
Précieuses perles de sa gloire, 
Venues de nulle part. 
Ils font naître en moi l’amour,
Qui m’ensorcèle de jour en jour

Lorsque le givre recouvre nos forêts,
Alors j'ouvre mes volets
Juste pour regarder ce corps allongé
Qui luit dans la pénombre agitée.
Avec bonheur, je jouie à l’observer,
De rêves libres, forgés aux poings.
Ces moments magiques ne sont qu'à moi.
L’âme de ce corps se reposant en moi,
Me livre ses moindres recoins,
De cette magnificence d’Aimer.

 

Aurore-2007


 

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