Chantal RODIER

Chantal RODIER

ARTISTE PEINTRE -POÉTESSE- Marsac en Livradois

Publié le par AURORE
Publié dans : Roman : l'Ecorchée vive

 

 

 FLORE OU LA RAGE DE VAINCRE - 3- :

L'appel de la nuit.


undefined

 

3.1 - Les portes obscures

 

A la pointe de l'adolescence, elle vit tout son univers s'écrouler. Son corps devint celui d'une femme mais son cœur resta celui d'une enfant. Elle était inquiète  à l'idée d'un nouveau destin tourné vers d'autres inconnus.

 

La Direction Départementale de l'enfance la confia dans un foyer pour enfants déficients dans l'attente d'être acceptée en tant que pensionnaire dans son école. Cela ressemblait beaucoup plus à un hôpital spécialisé. De grandes bâtisses blanches entourèrent un jardin dans lequel il nous était défendu de se rendre. Ici, rêver au pied d'un arbre fut hors de questions. Toute circulation leur était interdite sauf leurs chambres. Dans la sienne il n'y avait qu'un seul lit, elle prenait ses repas avec le groupe mais  elle s'en écartait pour faire ses devoirs. Et puis plus aucune envie de s'intéresser au monde. Elle avait l'impression que l'on s'était débarrassée de sa personne.  


AURORE 



 

 

Voir les commentaires

Publié le par AURORE
Publié dans : Roman : l'Ecorchée vive
 

 

 

 

 


3.2 : Les illusions perdues dans le noir

undefined

 


La nuit venue, il n'était pas question de bavardage durant le repas commun, chacune d'entre-nous fixait son assiette au plus vite. Souvent nous avions des soupes accompagnées d'un morceau de pain que nous nous arrachions et avalions avec grande faim. Le temps d'après était loin d'être calme, les unes regardaient la télévision dans une salle ou nulles chaises ne se faisaient voir, seulement un épais halo de fumée blanche, d'autres sortaient ou discutaient avec une voix à faire vibrer toutes les vitres de ce foyer.

« Flore tu es nouvelle, et si tu veux être des autres alors il te faut prendre cette cigarette. Tu verras comme cela est bon. Allez ne fais pas ta timorée. »

Une grande jeune fille d’allure un peu farouche me regardait tout en fixant droit dans les yeux. Elle me semblait dirigeaient beaucoup d’entre elles.

« Aspire un grand coup et avale. Puis ensuite souffles. Allez fais ce que je te dis sinon ici sera ton enfer »

Les autres assises en tailleur pour la plupart se levèrent brusquement et virent autour de moi.

« Ou la lâcheuse, c’est une espionne cette fille là. Fume mais fume donc. »

Ma bouche se remplissait d’une odeur nauséabonde, mes poumons se gonflèrent et voilà que je recrachais de la fumée moi aussi

« Et bien voilà, ce n’était pas si difficile. La prochaine fois on te demandera autre chose à faire »

Le groupe s’en alla sous des huées de ricanements atroces

Aux toilettes je me suis retrouvée.

j'essayais de faire de faire mes devoirs dans un coin où je pouvais enfin être à peu près tranquille. Les filles m'avaient prisent en grippe, des ordures étaient dispersées dans mon lit, ou alors mes copies de classe et mes devoirs maison furent souvent déchiquetés comme du vulgaire papier. Sans faire de bruit, je me levais dans la pénombre pour les recommencer.  Je ne disais rien au risque du pire comme une fois d'en haut des escaliers à peine arrivée j'avais reçu sur la tête un saut de fer rempli d'eau, cela les avaient fait bien rire mais pas moi.

 

Nous avions un surveillant de nuit. Il montait avec une lampe de poche, de la bière dans ces poches la plupart du temps. Il passait en revu chaque lit, chaque fille en pointant sa lumière sur notre corps. Je m'enfonçais sous  la couverture râpeuse marron fermant très fort les yeux ainsi il croyait que je dormais. Des voix résonnèrent dans les soirées sombres, je les entendais lui et les autres qui riaient et parlaient à voix haute. Quelques fois il y avait un grand chahut, tout devenait mouvement et précipitation, des draps en guise de corde étaient fixés aux fenêtres, des filles en descendaient ou des hommes étaient là grâce à l'accès grand ouvert de la porte d'entrée. Un jour l'une d'entre elles,Brigitte avait un gros ventre, enceinte, se pressait vers le petit lavabo du grand dortoir en prenant son sein. Il en sortait un liquide blanc, du lait je pensais. Elle en était fière. C'était la préférée, la chouchoutée de notre vieux et malsain surveillant. Elle avait droit à un coin dortoir fermé, grand d'un peu plus que notre salle bain à nous toutes.

Notre foyer à dire vrai avait une drôle de réputation,  à l’extérieur l’on me disait que la nuit il possédait une lanterne rouge à son entrée.

 

« Oh pourquoi l'orphelinat avait-il fermé ? Pourquoi étais-je ici? »

Je le savais moi bien sur. Ma mère avait divorcée et disparue comme si qu'elle n'avait jamais existé, comme si je n'avais jamais existé. Mon père n'avait pas voulu me reprendre, il s'était remarier et sa nouvelle compagne ne voulait pas de moi.  Mes sœurs étaient au loin et mon frère je n'en avais plus de nouvelles depuis fort longtemps. Étais-je donc un monstre ou si vilaine pour que personne ne veuille de moi?

L’école fut mon refuge.

 


AURORE

 


Voir les commentaires

Publié le par AURORE
Publié dans : ARCHIVES 2008


 




De mes pas lents à la dérive

Vers lesquels jamais je
n'arrive

Des vagues de sables ou d'eau

Reflet d'argent étoilé sur ta peau

Jamais mon âme posée sur ces rives

Atteint une si grande dérive

Larmes austères coulées de ma peau

Larmes rouges douleur d'un ruisseau

Grain de poussière envolé

Sur le sable chaud dispersé

Liberté soufflée au vent transporté

Souffrance intime de mes années

Chagrin de mes sueurs vives

Embrasées folles et ivres

Un seul son extasié des secrets

Purifié en ton nom tant aimé

Ecrit à quatre mains

 

 

 




L'AILE SUR LA PLUME (RUNNER) A LAISSE VOLTIGER SES MOTS SUR SON BLOG POUR S'UNIR AVEC MOI AFIN DE RENDRE HOMMAGE A CETTE TRES GRANDE DAME QUE FUT : CAMILLE CLAUDEL


Camille CLAUDEL ( 1864-1943)



RODIN ECRIT DE SES MOTS ENFLAMNES
" MA TRES BONNE A GENOUX
DEVANT TON BEAU CORPS QUE J'ETREINS "


Ils incarnent l'érotisme de l'Eternelle Idole

en représentant l'amour passionnel de deux sculpteurs


Née d'une famille modeste soeur d'un célébre écrivain Paul Claudel
Camille vie dans l'ombre de RODIN sculpteur
Fougue, passion l'entraine et l'emporte
Amour de la terre glaize
Amour du marbre



Elle donne tout d'elle-même
son esprit, son corps
allant jusqu'à pénétrer l'oeuvre de son ombre
se mélangeant à son âme
au détriment d'elle même


Camille, douceur et folie
Camille aux doigts agiles
Camille l'oubliée
Camille l'enfermée
Oh combien je t' aime
!








 

 






Voir les commentaires

Publié le par AURORE
Publié dans : Roman : l'Ecorchée vive

 

 

 FLORE OU LA RAGE DE VAINCRE - III- :

L'ECORCHEE VIVE

3.4 - La descente aux enfers.

undefined




 
La fête de fin d'année à l'école Notre - Dame ne valut de revenir avec plusieurs prix, prix de sociabilité, pris de français, pris d'histoire-géographie, à chaque annoncée commes les autres éléves je devais m'avançait sur la scène, en recevait les félications, c'est ainsi que je me suis vue couverte d'une dizaine de livres.



Aurore 

Voir les commentaires

Publié le par AURORE
Publié dans : Roman : l'Ecorchée vive
... Merci à TOI qui me liras sans défaillir...
 

 

 

 FLORE OU LA RAGE DE VAINCRE - IV- :

LE GOUFFRE DE MON AME

4.1- L'apparence d'une lumière.

undefined




Tout autour de moi chavirait, je ne comprenais plus le sens de ma nouvelle vie. Jadis, l'on m'avait enseigné l'amour, jadis il était déjà loin ce temps où ma confiance se donnait sans compter. Le courage de continuer, le souvenir de mon éducation fit de moi une battante, je commençais à fermer les portes de mon coeur. Que me valait l'amour ou l'insouciance, maintenant?
 
AURORE 

à suivre



Voir les commentaires

Publié le par AURORE
Publié dans : Roman : l'Ecorchée vive

 

 FLORE OU LA RAGE DE VAINCRE - 4- :

4.2 - Les chemins de l'espérance.

undefined



Jamais je ne vis de paysages aussi magnifiques, bordés par la mer, cette île de beauté parût sortir d'un vrai conte de fée.
Plusieurs marabouts furent tendus, prêts à nous recevoir par groupe de six adolescents en folies. Pour la première fois, il y avait de jeunes garçons tous aussi joyeux que nous. L'ambiance promettait des heures de bonheur.


AURORE





Voir les commentaires

Publié le par AURORE
Publié dans : Roman : l'Ecorchée vive

 

 

 FLORE OU LA RAGE DE VAINCRE - V- :

LE SPECTRE DE MOI MEME.

5.1 : LE GOUFFRE DE MON AME

undefined



J'avais vingt trois années, lorsque que je fus atteinte d’une maladie peu connu, d’une poliomyélite guérissable, le Guillain – barré, maladie du liquide rachidien, qui vous attaque en quelques jours, paralysée de tout mon corps, perdant tout sens des réalités, respirant par oxygène, rattachée à des fils. Je ne voyais plus rien, suivi d’une perte de poids assez conséquente, plus de vingt cinq kilogrammes en quinze jours.



Aurore

 


 

Voir les commentaires

Publié le par AURORE
Publié dans : Roman : l'Ecorchée vive

... Merci à TOI qui me liras sans défaillir...
 

 

 

 FLORE OU LA RAGE DE VAINCRE - V- :

5.2 : L'AURA TRANSFORMEE.

undefined

 


Richard était là, à attendre mon retour, je le distinguais à peine comme dans une brume, venu dans cet hôpital Henri Mondor, il était accompagné d'un homme plus âgé que lui, au teint bruni et à allure qui me fit reculer d’un pas. Zianibe de son prénom, je me souviens. Il me fit signe de me diriger vers l’ambulance parquée juste en face de la sortie, je pris place devant, richard et son compagnon derrière. Le retour vers la vie extérieure était devenu sombre du silence le plus absolu. Les routes défilèrent encore plus vite lorsque je regarder par la vitre les arbres. J’avais l’impression que Richard m’était inconnu à présent.



AURORE


Voir les commentaires

TRADUCTION et VOS VISITES

 

 

 

RETOUR : page - ACCUEIL

 

 

 

 

 


compteur gratuit

Hébergé par Overblog