Chantal RODIER

Chantal RODIER

ARTISTE PEINTRE -POÉTESSE- Marsac en Livradois

Publié le par AURORE
Publié dans : #roman : Colette et le guépard



Les folies Bergères

Les folies bergères étaient l'un des endroits les plus fréquentés de Paris au début de ce siècle. Son décor envoûtant, plantes et jeu d’eau, donnait l’impression de se retrouver dans un jardin oriental. Aucunes portes n'étaient posées de la salle théâtrale au hall ou dans le promenoir. Chacun circulait comme bon lui semblait. Ce lieu de divertissement était un endroit très convoité tant il représentait la liberté. Sa position au plein cœur de la capitale lui assurait sa prospérité.

Bien que ce théâtre ait une réputation d’Art populaire, il attirait des foules en délire dans son enclave.
Monsieur  De Roiblasse au courant de cette soirée, redoutant les bousculades mais surtout les approches de jeunes gens à l’affût de sa jeune belle accepta à la seule condition qu’elle fut accompagnée par Ignace leur majordome.

« Ma jolie, ta cousine Géraldine a toujours des idées quelques peu dangereuses et osées. Je te donne ma permission à une condition que ton frère Paul vous accompagne et vous ramène saines et sauves. »


Dans cette ambiance de fête les deux jeunes filles se préparèrent ainsi que Paul d’ailleurs qui se revêtit de son plus beau couvre-chef, un chapeau haut de forme en feutrine noire et couvrit ses épaules d'une longue gabardine.
Colette pour cette occasion choisit sa robe mousseline de couleur rose, tenant une fleur à la main quand à Géraldine, elle se décida pour sa robe jaune dont le décolleté laissait entre-apercevoir une poitrine galbée. 


 



Les jeunes gens prirent places dans la calèche familiale. Colette près de la portière et Paul assis cote à cote de Géraldine.

 

Les rires montants firent soupirer le brave Ignace qui essayait tant bien que mal de se frayer un chemin dans ce grand boulevard des galeries Lafayette.
 

Les lumières éclairaient  la rue, les nouvelles voitures étaient toutes aussi brillantes et lustrées les unes que les autres . Il faisait juste un froid à vous ragaillardir. On distinguait les jeunes filles agitant gaiement leurs mouchoirs multicolores. Toute la jeunesse se dirigeait au même endroit ce soir là car la représentation annoncée était unique. L’arrivée de Jelly Roll Morton, le musicien des musiciens de passage dans la capitale, faisait monter le son des réjouissances. 20 heures, pile à l’heure, lorsque la calèche se gara devant la porte d’entrée du fameux cabaret. La foule pressait le pas. Les cotillons étaient au rendez-vous.

 

Paul était fier de tenir par le bras ces deux jeunes demoiselles.

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AURORE
 

 

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Publié dans : #roman : Colette et le guépard


COLETTE ET LE GUEPARD

Les folies bergères

Paul était fier de tenir par le bras ces deux jeunes demoiselles.

La haute bourgeoisie était à son comble. Les marches des escaliers étaient recouvertes d’un tapis rouge feutrine. Les employés s’affairaient. Les serveuses aux petits soins tendaient sur des plateaux d’argent une coupe de champagne en guise de bienvenue. Ce temple qui devenait l’antre des discussions de la gente féminine était au complet. Certains trouvèrent conférence entre deux halles, d’autres rejoignaient le bar avec des rires qui remplissaient le cœur de gaieté. Chacun prit sa place. Tout le monde se bousculait lorsque l’on annonça l’entrée de la grande Sarah Bernhardt. Sa voix était répandue dans le monde presqu’entier. Le fait de sa présence durant l’exposition donnait une grandeur inestimable à notre France. Durant la cérémonie finale, sa voix devait se répandre aux confins des champs Elysées. C’était la vedette dans son absolu.


« Vous l’avez-vous aperçu ?»


« Non, pas encore »


«  Et toi Colette ? Il parait qu’elle serait malade. Quel dommage, mais mon Dieu quel sincère dommage ma chère cousine que de ne pas la voir.  » Disait Géraldine


Les places sur le perron devenait très chère quand tout à coup  mademoiselle Yvette Guilbert apparut. Elle virevoltait sur elle-même faisant de grands gestes sûre d’avoir réussi son entrée. Cette femme était la cancanière de Sarah, une chanteuse de café-bar à se méprendre et à se méfier si toutefois elle vous avait dans sa manche. En l’occurrence ce n’était pas l’amie de Sarah, par jalousie sans doute. car elle aussi donnait des représentations au moulin rouge depuis 1891 déjà. Elle avait eu l’ouverture par la connaissance direct de Monsieur Charles Zilder le créateur et elle en était très fière. Elle était venue ici pour se distraire. Coquette et féminine elle portait une robe cintrée à la taille de la nouvelle collection en début de ce siècle. Sa réputation avait été longue à venir. Cela l’avait beaucoup fatiguée même épuisé.


Paul le frère de Colette s’intéressait énormément à cette chanteuse qui pouvait lui faire rencontrer ce grand Marcel Proust.

C’est donc dans la joie que  la troupe terminait cette soirée.

« Savez vous mon cher Paul, je vais quitter Paname, la France. Jamais je n’oublierai le succès que j’ai rencontré. Oh !je sais vous faites parti de mes admirateurs et j’en suis fière, croyez-moi. Que penseriez-vous de vous joindre à ma soirée que je donnerai en guise d’un aurevoir, pas d’un adieu juste d’un aurevoir car je reviendrai, oui je reviendrai, Paname est si belle et si pleine de vie ! Les gens telle que vous et votre famille sont si accueillant ! Cependant l’Amérique m’attend, la grande et la glorieuse » dit-elle en agitant son beau mouchoir à dentelles dont on en distinguait les initiales.


« Avec plaisir, Madame, mais si vous me le permettez je serai accompagné de ma sœur Colette que voici. Elle est jeune certes mais elle est très attirée par la Culture vous verrez elle sera capable de vous surprendre dans ces discussions et ses interrogations. »
 

« Que cela me plait, Paul, un peu de gaieté autour de nous donnera à ma fête que plus d’intérêt. Je dois vous avouer, mon cher Paul que rien que votre présence en ma demeure est déjà une étincelle de bonheur. »
 

Paul  se mit à sourire devant cette déclaration fortuite.

Il prit congés de Sarah et allé rejoindre sa sœur dans un état de fébrilité bienheureuse.

 

Ignace qui savait la soirée venue à son terme attendait devant les escaliers dont la rampe était dorée. Dans la calèche sur le chemin du retour, une seule voix se faisait entendre.
 

« Savez vous qu’en réalité Yvette Guilbert est très malade oui très malade comme une pneumonie ! Qu’importe de ne pas avoir eu la surprise d’entrevoir Sarah Bernhardt» chuchotait Géraldine.


 

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COLETTE ET LE GUEPARD

Madame DE ROIBLASSE

 

Madame De Roiblasse étonnait le tout Paris tant son charme et son intelligence rayonnaient dans les salons de la haute bourgeoisie. De la fenêtre du hall d'entrée, elle guettait avec impatience le retour de ces jeunes gens, comme un chat guette sa proie. Cela lui aurait bien plu d’aller avec eux, mais son grand respect devant cette nouvelle jeunesse lui fit reculer son désir. Son prénom Joséphine lui venait de son arrière grand-mère réputée d’être une femme de tête. Joséphine qui était dotée de beaucoup de goût s’intéressait aux gens de l’Art, de la peinture et de la musique qui prenaient à cette époque un tournant Jazz-blues, grande mode de l’année.
 

Elle était préoccupée par sa réception proche.

Sa fille Colette l’aidait énormément dans les courriers. Quand à Ignace notre Majordome, il  s’épuisait dans les allées-retours entre la demeure et la grande poste du boulevard Hausman afin d’envoyer dans les délais  les cartons d’invitation. Il les prenait avec précaution car chacun était dessiné sur un parchemin authentique, de la main du peintre d’Henri Lemoine. La famille ne comptait pas l’argent. L’ensemble était réalisé avec une extrême délicatesse. Lors des réceptions toutes les tables étaient recouvertes de belles nappes brodées multicolores.
Les chandeliers illuminaient la pièce principale principale avec l’éclairement d’un soleil d’été.
Tout était passé en revu la veille et rien n’était laissé au hasard. Ce n’est que le lendemain dans le courant de l’après-midi que les fleurs arrivaient. Leur disposition était laissée au  petit soin d’Ignace qui savait si bien le faire.

 

« Aujourd'hui le livreur des galeries Layette m'a apporté une centaine de petits cartons.
Je pense que cela  devrait suffire pour le bal que nous organisons.
Mais où ais-je déposé mes lunettes ! Nous ne devons oublier personne!
Colette, voulez vous avec moi revoir cette liste, elle se trouve dans mon carnet rouge que j’ai placé dans la commande de la bibliothèque à l’anglaise du premier étage ? »

 

Comme un petit chat Colette revenait en portant précieusement le carnet d’adresse.
 

« Voyons un peu » faisait mine d’inquiétude sa mère.
 

« Nous avons Monsieur Millerand, le politicien, qui se placera en face de mon époux, à ses cotés nous placerons Monsieur Zola puis Monsieur Monnet, l’écrivain Mirbeau… »
 

Elle n’en finissait d’énumérer lorsqu’Ignace fit son apparition.
 

« Madame nous avons un gentleman venu des Amériques dit –il , qui désire avoir un entretien avec votre personne. Que dois-je lui dire ? »
 

« Que lui dire ? Mais qui est-il ? Le savez vous Ignace ?»
 

« Je l’ignore, Madame, il n’a pas décliné son nom il dit qu’il vient de la part de Monsieur Eiffel et qu’il est chargé d’une mission secrète. »
 

Le fait d’avoir prononcé ce mot Madame De Roiblasse se sentit touchée de recevoir en sa demeure une soudaine confidentialité.



 

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Publié dans : #roman : Colette et le guépard

La LECON DE PIANO

« Nous avons Monsieur Millerand, le politicien, qui se placera en face de mon époux, à ses cotés nous placerons Monsieur Zola puis Monsieur Monnet, l’écrivain Mirbeau… »

Elle n’en finissait d’énumérer lorsqu’Ignace fit son apparition.

« Madame nous avons un gentleman de retour d’Italie  qui désire avoir un entretien avec votre personne. Que dois-je lui dire ? »

« Que lui dire ? Mais qui est-il ? Le savez vous Ignace ?»

« Je l’ignore, Madame, il n’a pas d'éclat Madame De Roiblasse se sentit touchée de recevoir en sa demeure une soudaine confidentialité.


 
Le jeune homme en question qui en réalité était déjà d’âge mur fit son apparition. Sa silhouette élégante de belle allure surprit Joséphine qui n’avait pas souvenir de l’avoir vu auparavant, avançait d’un pas sur.

« Madame, hommage vous est donné. Je me présente Claude – Achille Debussy, compositeur marié à l’une de vos anciennes couturières Rosalie Lilly dont les broderies décorent certaines maisons de grandes renommées. » lui disait-il tout en lui déposant un baisemain.

« C’est avec grand plaisir, que je viens de composer pour votre bal prochain, certains morceaux de piano pour accompagner les valses de vos jeunes gens. »

 

Soudainement l’hôtesse de maison, se leva. Elle se souvenait de ce grand musicien qui brillait de son art dans tout Paname. Sa renommée était mondiale aux dires de son époux qui l’avait entretenue, il y a quelques jours de cela déjà, des artistes les plus connus qui participeront à cette grande exposition. Mais devant toutes ses préoccupations elle en avait oublié certains. Dans son fort intérieur elle rougit de son manque de mémoire et fit mine de s’en souvenir.

« Mais ou avais-je l’esprit, je vous en prie, monsieur, allons dans le grand salon. Il est plus acoustique pour entendre vos mélodies. »

Claude- Achille devant le piano noir à queue s’élançait par delà sa virtuosité. C’est comme si tout le décor avait disparu. Il n’y avait plus que lui et ses notes qui s’envolaient.

Joséphine qui était accompagnée de Colette fut agréablement surprise car elle venait de comprendre qu’elle avait devant elle un des plus grands compositeurs contemporains du monde. Son cœur et son âme voltigeaient, librement éperdus dans les accords qu’elle entendait. Colette devinait l’extraordinaire cadeau que son père lui faisait. Car cette fête, ce bal était donné en l’honneur de ses vingt ansi.

Durant quelques instants, elle aussi s’émerveilla de la puissance de cet artiste. Claude en retournant s’en aperçut.

« Mademoiselle Colette, voulez-vous bien vous assoir à mes côtés sur ce tabouret. J’aurai moi aussi grand plaisir à partager quelques notes, quelques touches avec vous sur ce superbe piano. ? »

Timidement notre jeune fille lança un bref coup d’œil à sa mère qui acquiesça. Elle trébucha en avançant dans le pied du guéridon sur lequel était dignement posé un vase provenant de Chine, très prisé d’ailleurs à cette époque. Elle fit virevolter dans un bruit léger sa grande robe mousseline blanche, qui se mit à faire des vagues. Sa première leçon débutait.



 

 

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Publié le par AURORE
Publié dans : #roman : Colette et le guépard






 

« Mademoiselle Colette, voulez-vous bien vous asseoir à mes côtés sur ce tabouret. J’aurai moi aussi grand plaisir à partager quelques notes, quelques touches avec vous sur ce superbe piano. ? »

Timidement notre jeune fille lança un bref coup d’œil à sa mère qui acquiesça. Elle trébucha en s’accrochant le pied au le guéridon sur lequel était dignement posé un vase provenant de Chine, très prisé d’ailleurs à cette époque. Il faut dire que les chaussures de dernières modes étaient très belles, certes, mais avaient l’inconvénient d’avoir des bouts très pointus. La plupart d’entre elles étaient ornées de tissu en soie, laissant découvrir une ronde de perles argentées ou dorées. La plupart du temps, elles n’étaient pas très commodes, car faisant mal aux pieds qui se retrouvait à l’étroit. Mais face à la mode, toutes ces jeunes demoiselles du monde n’en disaient rien. Elle fit virevolter dans un bruit léger sa grande robe de mousseline blanche, qui se mit à faire des vagues. Sa première leçon débutait. Une note à l’échappée, de ses doigts agiles, les blanches et les noires paraissaient se livrer sous ce virtuose. Son corps se balançait au rythme des sons. Mademoiselle Colette essayait de le suivre, elle éprouvait cependant bien du mal à la lecture des croches et des doubles croches, trébuchant sur des dièses. Elle se rendait compte que son solfège n’était pas à la pointe de sa connaissance. Elle en rougissait. Son professeur compatissait à ses difficultés.

« Jeune demoiselle, dans les turbulences artistiques, il vous faudra prendre quelques leçons supplémentaires. Si votre mère me l’accorde, j’accepterai volontiers d’être votre guide durant mon passage ici, bien que de courte durée, disait-il d’un air interrogateur, regardant avec un large sourire Mme de Roiblasse.

-Voyez –vous, je suis loin d’être Mozart, mais la musique, je veux la transformer! La rendre plus… comment dirais-je…, plus dansante, plus souple. Ah !ce n’est pas toujours simple d’en vivre, j’en conviens!», en laissant tomber ses mains sur le clavier.

Le piano rayonnait d’une belle couleur noire recouverte d’un vernis qui laissait entrevoir le travail d’un ébéniste hautement qualifié,  disait-on de grande renommée. Au début du  XIX ème siècle le piano transmute en un véritable instrument romantique, devenant un élément important dans la vie économique, développant des services incomparables dans certains domaines de l’industrie du textile et de  la métallurgie. Cependant, L’Amérique ainsi que l’Allemagne avaient fait un grand pas vers cette évolution en prenant déjà la plupart des marchés touchant principalement les familles riches. Seuls, en France restaient les petits artisans qui travaillaient le bois avec une passion sans borne.

Debussy dans son élan, se leva et initia son élève sur l’histoire du Piano : 

« Le piano, doit subir un véritable bouleversement technique mais aussi esthétique. Plusieurs grands maîtres déjà s’attèlent à ce changement, comme Maurice Ravel…

- Maurice Ravel, oui effectivement j’en ai entendu parler lors de notre sortie avec mon frère Paul et ma cousine Géraldine. Te souviens – tu mère je t’avais dit que nous avions rencontré un certain Jery Roll Morton ?

- Morton…Norton ??? Ah ! N’est-ce-pas lui, le virtuose du futur blues du nouveau monde ?

- Exactement, et Maurice Ravel souhaite réaliser dans une de ses compositions, une introduction d’effet de blues. Moi-même, j’adhère à son idée, que l’on peut considérer comme révolutionnaire. De la percussion !" Surenchérit Debussy.

           Joséphine fit entendre, d’un mouvement de son bel éventail ,que l'heure du thé sonnait. D'un baisemain posé avec délicatesse, Monsieur Debussy prit congé, tout en félicitant Colette de sa première leçon, et en l’encourageant à persister.
 

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Publié le par AURORE
Publié dans : #ARCHIVES 2009




La Mendiante

 

Les flocons voltigeant ca et là sur les bancs

Recouvrent le sol d’un beau manteau blanc

La joie des enfants par leur crie et leur chahut

Raisonne dans les ruelles des Canus

 

Une femme à l’air  désemparé et tremblante

Court  se réfugier dans les bouches du métro

Ses vêtements d’un style ringard et à peine rétro

Ne sont plus que des lambeaux d’ haillons

Ses souvenirs la tourmentent et la hantent

Tête baissée, les mains tendues elle attend

Un regard, une autre main, une compassion

Une étincelle d’amour comme d’antan







 

Le froid installé glace son corps soudainement

Oublier les souffrances et les combats rapidement





Lutter s’était sa devise,  toujours lutter pour survivre

Mais aujourd’hui elle m’a plus le désir de vivre

 











Elle  est là à attendre quelques sous.

Sans rien dire la tristesse dans le fond de ses yeux

Elle sait que la vie ne l'a pas épargnée.






Malgré tous ses efforts et sans aucune vanité.

Elle finit par s’écrouler sous le poids des années.

A l’éveil de cet hiver elle rend son âme.

La mort l’a emportée dans sa faiblesse

Juste un écriteau : Ici git  «  Madame Détresse »




Aurore 






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Publié le par AURORE
Publié dans : #ARCHIVES 2007

 

 



Dans le sombre de la nuit, elle apparaît Majestueuse

Se dressant telle une grande Reine

Quiconque la regarde, périt sous ses rennes

Elle est là débout, venant des Enfers

Son seul dieu...  amant et père

 

Les Hommes se jettent à ses pieds

Les femmes cachent leur visage,

Se sentant surpassées par tant de beauté

La crainte envahit l’enfant sage

 

Elle règne en Maîtresse Fidèle et Impur du Mal

Sure de sa captivante luminosité hivernal

Rayonnant sur les pauvres infidèles en péril

Affolés, aimantés par tout ce qui brille

 

Osez soutenir son langoureux regard !

Osez affronter sa fulgurante puissance !

Dans ses eaux profondes, avec aisance

Elle vous emportera au sein du soupirail

Où vilains et meurtriers, armées de leur dard

Lécheront vos marques sur le portail!

 


Quand le jugement dernier sonnera son heure

Sa beauté royale ne sera plus que laideur

 

Une seule voix retentira, sortant des brûlantes flammes

Provoquant déluge et fracas, cyclones, orages et ouragan

Du dieu maudit riant de prendre sa précieuse âme.

 

Les eaux  poussent l’horizon,

Le ciel s’assombrit ne laissant  place

 A aucune lueur du jour

On entend un seul cri pour son

Annonçant la prise de  l’âge de glace

Ce tumulte effroyable signe son retour.

 

 
Les hautes vagues lui servant de trône

La reine noire avance sure d’elle-même

Laissant deviner un corps brûlant de pouvoir

Les ignobles se courbent à son passage

Leurs corps immondes lui servant de filtrage

Son escorte brandit casques et armures

Arrachant de sa traine le fermoir

Précieux doloris des blasphèmes

La terre entière devient sombre zone

Les murs s'effondrent, immense poussière.


Epris de ce pouvoir qui l'a rend si fière.
D'un regard dédaigneux, le roi haineux
Dans sa force serre son nœud
 L'engloutit dans ses eaux profondes
Avec sa suite en une véritable ronde.

 

D’étranges créatures sorties d’un feu

Hurlant à l’arrachée, intrépides nœuds

Des coulisses volcaniques de l’enfer

Brandissant leurs fourches épineuses

Promettant désespoir et mort certaine

A toutes les âmes de l’au-delà éternel

Assurant être les seuls  divins et maîtres

Du globe suspendu dans l’univers

Terre soumise à mille pervers

 

La guerre est inévitable, chacun choisit son camp

Dans cet effroyable pêle-mêle des champs

Les cieux volontairement s’obscurcissent

Les éclairs en grand nombre jaillissent

Foudres et tonnerres se font entendre

Peupliers brulent, seules restent des cendres

Les mers se soulèvent dépassant les montagnes

L’heure est venue

L’attaque la plus cruelle peut commencer

Dans ce silence endormi, règne à l'instant
des flots de cette  existence
Montagnes et vallées dévastées en silence
 inhalent cet éclat de printemps. 

 

Les racines saines de la terre,

Tels des écrous puissants de la serre

Contrarient ces eaux malsaines,

Dans lesquelles l'impie trahit sa haine,

 

Comme un chant mélodieux les pétales des fleurs

Dans leur splendeur soyeuse prennent vie.

Les bourgeons s’ouvrent au jour  libéré de sa peur.

La pluie généreuse déverse sa boisson exquise

Gouttelettes d’or des lointaines banquises

Les chaines des esclaves humiliées se délient.

Les apeurés des tristes nuits défilent

Sous les rayons du soleil, l'ivresse de paix

Plus belle qu’un être de douceur

Dont le visage inspire le bonheur,

Elle voit dans tous les cœurs

La souffrance et les pleurs.


Elle est  luminosité du Rayonnement

Dame Blanche, resplendissante du firmament,

Attristée par  les complaintes  des profondeurs

Donne son amour face à tous ces malheurs

 

Un épais Halo ocre jaune l’entoure

Ses troupes  du soleil accourent

Elle semble sortir d’un léger nuage

Descendant du très haut sans ombrage

La compassion se lisant sur son visage

A sa droite et à sa gauche les sages

Lumière des lumières de la terre

Transcendance absolue du planisphère

Sa demeure un champ de blé pur

Transparence de ses murs.

 

Une lamentation s’élève du fond des océans.

Un guerrier crie sa douleur des flammes,

Sortant de son sang infame les maladies

Pleurant de son devoir l'enfer noir,

Trace des noirceurs du désespoir

 Voue corps et âme l’enchainement

 Merci des démoniaques amants

 Pleure devan ses limbes souillées

Suppliant  délivrance des fers de lance

De le transpercer et de lui rendre grâce.
 

Dame des cœurs purs de vérité

Entend cette complainte du très fond

Douloureuse musique sans son.

Laissant un couloir d’espoir à ce malheureux

Le hissant d’un souffle encore plus puissant,

Vers la salle de gloire des bienheureux.

Lavé des maux, placé au plus haut rang.

 

Du fond de l'ombre de nos âmes
Jaillissent des tourments infâmes
Que le coeur refuse et condamne
Leur opposant toute sa flamme.

 

AURORE 


L'homme est l'ombre d'un songe,
et son oeuvre est son ombre

Plus on s'approche de la lumière, plus on se connaît plein d'ombres.


FETHI

 

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Publié le par AURORE
Publié dans : #ARCHIVES 2009










































TU M'AIMES, JE TE VEUX ...





Quand tu me regardes, je t’admire

Mes yeux savourent ton étendue

Parcourt si langoureux si désireux

D’une courte nuit étoilée en éveil

Ma main glisse sur ta peau saphir

 Ecrin soyeux dans le noir suspendu

Soupirs délicieux te rendant heureux

S’envolant aux cieux sans pareil


Tu m’aimes, je te veux…


Quand je t'admire, tu me regardes

Eperdue folle de ce corps abandonné

Amoureuse de cette exquise passion

Sang bouillonné par tant de tension

Tourbillons dans cette tour de garde

Tempêtes rivales du temps secondé


Tu m'aimes, je te veux...


Quand je succombe, tu frémis

De tes doigts cueillant l'elixir

Liqueur rivière à m'en plus finir

Chants sublimés à peine émis

Tu maimes, je te veux...




Aurore



A découvrir un petit nouveau plein de talent !
http://entre-alpes-et-aures.over-blog.com/

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