Le CARNAVAL
La foule se précipite
Jour de fête sans limite.
Bariolés du Carnaval,
Place au dernier Bal.
Confettis, serpentins,
Froufrous et escarpins
Brillent sous le soleil
De ma belle Venise en éveil.
Fontaines à bulles
Coulent à plaisir
Arlequin fait mille pirouettes,
Pierrot suspendu à sa charette,
Quand à Colombine , elle est amoureuse,
Chantante, dansante, elle est heureuse.
Fontaines à vin
Jusqu’au lendemain.
Buvez ! Riez ! Dansez !
Profitez et aimez !
Les dentelles blanches volent aux notes pures.
Les masques cachant des yeux noirs,
Sourient pour les lèvres d’une belle d’un soir,
Offrant de suaves baisers qui ne durent.
Derrière cet arpège farfelu,
Moi le polichinelle, je l’ai reconnue.
Cité de mes plus beaux amours,
Cité rêvée de tous les amoureux,
Certitude d’aimer pour toujours,
Combien d’amants as-tu rendu heureux ?
Derrière ses visages éclatés,
Face à un des plus beaux miroirs,
se cache l'amour dans le noir,
Des coeurs dans cet immensité.
Burano, Murano, îles bien-aimées
fêtent ces jours endentellés.
Nul doute, une foule en délire,
Que seul l'artiste pourra décrire!
AURORE - 2008