Mardi 11 décembre 2007
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Publié dans : ARCHIVES 2007

La Mendiante
Les flocons voltigeant ca et là sur les
bancs,
Recouvrent le sol d’un beau manteau blanc.
La joie des enfants, par leur crie et leur chahut
Raisonne dans les jardins des Canuts.
Une femme, à l’air désemparé et tremblante,
Court se réfugier dans les bouches du métro.
Ses vêtements d’un style ringard et à peine rétro
Ne sont plus que des semblants d’ haillons.
Ses souvenirs la tourmentent et la hantent.
Tête baissée, les mains tendues elle attend
Un regard, une autre main, une compassion,
Une étincelle d’amour comme d’antan
Elle sait que la vie ne l'a pas
épargnée.
Malgré tous ses efforts et sans aucune vanité,
Lutter était sa devise, toujours lutter pour survivre.
Elle est là, à attendre quelques sous,
La tristesse dans le fond de ses yeux.
Trouvant un carton pour se capitonner en dessous,
Elle pleure n'espérant plus aucuns vœux.
Les guirlandes illuminent les ruelles.
Les bougies scintillent sur le bord des
balcons.
Vite les cadeaux...Noël approche.
La foule presse son pas sans la voir.
Elle a d’autres soucis... qu'elle reste dans le noir
!,
Chaque rues préparent déjà la fête.
Elle a d'autre chose dans la tête,
Bientôt retentira le gong de la cloche.
Des "je t’aime" balancés à la pelle
Quémandant comme la plus haute des raisons,
Une multitude de paquets, papier-doré, emmaillotés
Se souciant peu de cette femme en difficulté.
Le froid installé glace son corps soudainement.
Souffrances et combats la dominent perpétuellement
Mais aujourd’hui, elle m’a plus le désir de vivre.
Elle finit par s’écrouler sous le poids des années.
A l’aurore de cet hiver, elle rend son âme en toute sérénité.
La mort l’a emportée dans sa faiblesse.
Juste un écriteau : Ici gît " Madame Détresse"
Aurore-2007
Il faut juste ramasser
Emmène-moi sans trêve
Dans un voyage de rêves
Loin des loups solitaires
Qui veulent semer la misère
Trop longtemps resté solitaire
Brise le froid de l'hiver
Dans mon coeur encore glacé
Qu'un mot de toi vient réchauffer
Emmène-moi sans trêve
Dans un voyage de rêves
Chevaucher l'arc-en-ciel
Pour s'approcher du soleil
Montre-moi le soleil
Au fond de moi qui sommeille
Où je vois dans tes yeux mouillés
Quelques flammes encore briller
Emmène-moi sans trêve
Dans un voyage de rêves
Un rayon a percé le nuage
Où reflète ton visage
Se raccrocher aux barrières
Pour ne pas rester par terre
Je vais pouvoir me relever
Et voir la lune blanche sur les pavés
Emmène-moi sans trêve
Dans un voyage de rêves
Loin des loups solitaires
Loin du froid de l'hiver
Mon corps mouillé sur les pavés
Relever ma tête en arrière
Pour me sortir de la terre