BIBLIOGRAPHIE D'AUTEURS

Jeudi 16 juin 2011 4 16 /06 /Juin /2011 22:56

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Fiche N°16

 

Charles Pierre BAUDELAIRE

 

Charles-Baudelaire

1821 – 1867

Poète, critique d’Art, essayiste, traducteur

Genre : poésie, poèmes en prose, essai

 

Né d’un père lettré, épris des idéaux des Lumières, amateur de peinture et lui-même peintre, d’une mère âgée de moins quarante années  qui se remaria après un an de deuil, Baudelaire eut un héritage de moitié partagé avec un demi-frère et d’une haine envers son beau –père qui représentait les barrages de ce qu’il aimait le plus.

               Après l’obtention difficile de son baccalauréat, l’auteur, de caractère rebelle, de vie scandaleuse, refusant les valeurs bourgeoises, se vit forcer et contraint, sur l’ordre de sa famille de partir en Indes, périple qui prendra fin  en 1841.

 

               Endetté, il est placé sous tutelle période pendant laquelle il écrivit « les fleurs du mal » (publié en 1857 sous la huée). Critique d’Art, il défendait DELACROIX mais aussi BALZAC pour « la Comédie humaine ». Il gouttait au hachis (confiture verte) et devint un accoutumé de l’opium dont  il augmentait les doses. Il décrira les effets de l’enchantement qu’il a pu en connaitre mais aussi les douleurs atroces.

               * 1847 -  atteint de la syphilis.

               * 1848 -  participation aux barricades pour défendre la liberté de la presse. Plusieurs fois il se présente à l’Académie Française sans aucun résultat. Il fonde une gazette « le Saint Public » sans aucun succès. Il devient le traducteur attitré d’Edgar Poe

               *1850 – Le spleen de Paris (petits poèmes en proses )

               * 1860 - Le Paradis artificiel (essai portant sur la drogue)

               * 1866 – souffrant d’hémiplégie et de syphilis il mourut à Paris

L’auteur sublimait la sensibilité et cherchait à atteindre la vérité essentielle, vérité humaine de l’univers.

 

« Tout enfant, j’ai senti dans mon cœur deux sentiments contradictoires : l’horreur de la vie et l’extase de la vie. »

« L’imagination est la reine des facultés »

 

 


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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 22:37

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Fiche N°15

 

Annie Ernaux

 

Annie-Ernaux.jpg

1940

Ecrivain, professeur de Lettres

 

Prix Renaudot 1984

Prix Margueritte Duras 2008

Prix François  Mauriac 2008

 

Annie Ernaux née à Lillebonne (France) issue d’un milieu social modeste (famille d’ouvriers qui deviendront commerçant) poursuit ses études universitaires à Rouen. Elle devient institutrice, puis professeur certifiée et agrégée de Lettres. Elle enseigne à  Annecy, Pontoise avant d’intégrer le Centre national d’enseignement à distance.

 

Son parcours est très fortement marqué par la sociologie.

 

Ses œuvres :

               * 1984 – « la place » autobiographie Prix Renaudot

(L’auteure mêle l’expérience historique et l’expérience personnelle, expliquant l’évolution du changement de  situation professionnelle de ses parents)

                              - Ce qu’ils disent ou rien (son adolescence)

                              - La femme gelée (son mariage)

                              - l’événement (son avortement)

                              - Je ne suis pas sortie de ma nuit (la maladie d’Alzheimer de sa mère)

                              - Une femme (la mort de sa mère)

                              - l’usage de la photo (son cancer du sein)

 

               * 2008 – Les années – Prix Margueritte DURAS et des lecteurs de télégramme

                               (Un point de jonction entre l’intime et le collectif)

              

               * 2011 – l’autre fille (lettre à sa sœur décédée avant sa naissance)

 

«  Dans la passion c’est le rêve qui compte. »

 

 


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Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 23:36

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Fiche N°14

 

Jean-Paul SARTRE

 

jean-paul-Sartre.jpg

1905-1980

Philosophe, écrivain

Genre : existentialisme, phénoménologie

Prix Nobel de la littérature (1964) refusé

« Aucun homme ne mérite d’être consacré de son vivant »

 

          

               Fils de famille bourgeoise parisienne, son oncle était polytechnicien, son père militaire et sa mère de descendance d’intellectuels et de professeur, Sartre ne connaissait pas son père qui mourut lors de ses 15 mois. « Poulou » de son petit nom, il passait ses dix premières années très heureuses. Enfant choyé, son narcissisme se développa.

               Dans la bibliothèque des Schweitzer, il découvrit très tôt la littérature (enfance évoquée dans on autobiographie « les mots »)

Son bonheur cessa à la Rochelle, le jour où sa mère se remaria. Un beau père qu’il haïssait.

               Malade, il retourna dans la famille à Paris. Au lycée, il était le satyre officiel, mais le meilleur ami de Paul Nizan jusqu’à sa mort en 1940. C’est aussi au lycée qu’il fit se premières armes dans l’écriture. Il avait déjà un goût pour la provocation et le combat contre l’autorité. Il lisait plus de 300 livres par an, écrivant chansons, poèmes, romans et nouvelles !

               Après un premier échec, il prit la place de premier au concours d’agrégation en philosophie, et Simone de Beauvoir la deuxième, sa compagne à vie. Il devint professeur, prit le succession de Raymond Aron à l’institut française de Berlin (1936). La notoriété arriva en 1938 avec « la nausée » (roman racontant les tourments de l’existentiel) et « le mur »La politique ne l’intéressait guère. Cependant il prit part active lors de la guerre en tant que soldat météorologue, pose à grands temps libre durant lequel il écrivit plus de 2000 pages ! Fait prisonnier puis libéré, une nouvelle liberté d’engagement l’entraîne à fondé un mouvement résistant : «  socialisme et liberté » qui se dissout en 1941. L’auteur continua d’écrire. Il fit jouer à salle vide «  les mouches ». C’est à cette époque qu’il rencontra CAMUS.

               * 1943 -  il publie «  l’être et le Néant »

               * 1944 – Huit-clos (les autres)

Sartre continua a affirmé son engagement politique (les temps modernes), épouse le marxisme. Il prend position pour la guerre d’Indochine, et demande à Valéry Giscard D’ESTAING d’accepter les réfugiés des «  boat-people »

Atteint d’urémie. Il s’éteindra à l’âge de 75 ans. 50 mille personnes dans les rues de Paris suivront son cortège, un dernier adieu.

 

« Les objets sont ce qu’ils sont, l’homme n’est pas ce qu’il est, il est ce qu’il n’est pas ».

 


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Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 20:26

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Fiche N° 13

 Robert DESNOS

 

robert_desnos.jpg

1900 – 1945

Genre : Poète

 

Mouvement : surréaliste

 

 

Elevé dans un milieu de petite bourgeoisie où les règles bibliques sont suivies, Desnos enfant rêve d’enfant libre. Il ne supporte pas l’école patriotique et préféra les lectures de Victor Hugo « les misérables », de Baudelaire et celle plus populaire de Gaboriau, Sue et Terrail.

               S’opposant à la volonté de son père, commerçant, avec son bagage de certificat d’études et son brevet élémentaire, il imposa son désir de devenir poète. Relégué, il dut se débrouiller pour gagner son pain. Il vécut dans une chambre de bonne à Pari. Il se forgea une solide et vaste culture autodidacte. Le jeune homme n’avait pas vraiment de culture il s’instruisait en vrac, fréquentant l’infréquentable.

               * 1918 – premiers poèmes publiés dans « tribune libre » (revue à tendance socialiste)

               *1924 – 1929  Rédacteur de la Révolution surréaliste

               Comptable pour la librairie Baillère

               Ecrivain sur commande

               Yvonne Georges est la mystérieuse qui hanta ses rêves et sui régna sur ses poèmes, décédée de la tuberculose en 1929

               Durant les années de guerre, qu’il rejoignit les « compteurs d’étoiles ». Il expérimenta l’écriture automatique et rejoignit les « surréalistes ». Là, il s’ouvrit sans aucune difficulté au rêve hypnotique, et devint le grand médium où l’amour involontaire et le fabuleux n’aura plus de fin. L’auteur sombra dans la débauche et l’opium, un voyage sans impasse. Toutes les portes de la haute littérature lui furent fermées.

               * 1942 - Il fait parti d’Agir, aidant les Juifs. Dénoncé puis arrêté par la Gestapo il finit dans la cellule N°355. Il trouve la force de faire des conférences poétiques

               * 1943 Il fait parti des convois en direction de Buchenwald

De camp de concentration en camp il fut retrouvé par un jeune littéraire qui et grâce à son aide l’auteur put être transféré dans un hôpital. Cependant ce secours arriva trop tard. Desnos était déjà atteint du typhus.

Ses œuvres :

               * 1922-23 -  Rrose Selavy

               * 1942 -  Fortunes

               * 1943 -  le vin est tiré

               * 1943 – l’honneur des poètes

Œuvres publiées posthume :

               * Chantefables et chantefleurs

               * La compagnie de Fantomas

 

 «  J'ai tellement rêvé de toi
J'ai tellement marché, tellement parlé,
Tellement aimé ton ombre,
Qu'il ne me reste plus rien de toi,
Il me reste d'être l'ombre parmi les ombres,
D'être cent fois plus ombre que l'ombre,
D'être l'ombre qui viendra et reviendra
Dans ta vie ensoleillée. »

 

 


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Dimanche 12 juin 2011 7 12 /06 /Juin /2011 23:03

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Fiche n° 12

Albert CAMUS

 

 

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1913- 1960

Genre : romancier, dramaturge, essayiste, philosophe

 

PRIX NOBEL DE LA LITTERATURE EN 1957

 

 

 

Engagé dans la Résistance et dans les combats moraux de l’après- guerre , l’ensemble de ses œuvres dégagent un humanisme fondé sur la prise de conscience de l’Absurdité de la condition Humaine

               De père décédé en 1914 et d’une mère sourde, vivant pauvrement en Algérie et ne sachant ni lire et écrire, l’auteur, avec sa soif de connaissances a su sa faire remarquer par son instituteur Louis Germain qui l’aidera à obtenir une bourse et qui prendra une place importante dans sa vie, car c’est à lui qu’il dédiera son discours lors de la remise du prix Nobel de Littérature. Influencé par Nietzche, il fut tout d’abord communiste pour s’en retirer. Il devint le rédacteur en chef du journal « L’Algérien Républicain », journal qui sera interdit. Dans « misère de la Kabylie », il défend le mot musulman et aussi le mot « pied - noir ».

               * 1935 - Publication de L’envers et l’endroit.(

Il quitte Alger ave sa deuxième femme et s’installa à Paris.

                Cependant il dira que sa vie modeste fut sa vraie école. De santé fragile il refusa d’enseigner et fut écarté de l’armée.              

Durant la guerre il rejoignit la résistance pour des missions clandestines.

 

               * 1940 Il travailla pour Paris soir et fonde la revue Rivage

               * 1942 ouvrages : l’étranger publié par Gallimard et l’essai : le mythe ou Sisyphe (description de ses pensées philosophiques)

               * 1945 Il est le seul à publier sur la bombe atomique d’Hiroshima dans le journal « combat »

               * 1945 la Peste (les hommes sont confrontés au symbole d’un mal insurmontable)

               * 1949 les justes (terrorisme russes mis en scène)

               * 1951 l’home révolté

               * 1956 la chute (confession d’un avocat sur sa mauvaise conscience et sa culpabilité)

               * 1957 l’exil et le royaume (les doutes et les certitudes)

 

Camus voulait pratiquer tous les genres littéraires, exprimer ses doutes et ses idées.

 

« L’homme n’existe donc que par sa révolte qui peut prendre mille formes : philosophiques...historiques... poétiques...Mais entre l’esclavage consenti et la violence révolutionnaire.

La création est la vraie liberté, le plus humble et le plus fier effort humain. »

 


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